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    L’humanité doit agir dès maintenant

    Oslo: Mgr Tutu s’inquiète de la dégradation du climat

    Oslo, 5 juin 2007 (Apic) L’archevêque Desmond Tutu, lauréat du prix Nobel de la paix, a appelé à agir rapidement contre la menace du changement climatique, lors d’un service célébré à Tromso, une des plus grandes villes situées au nord du cercle polaire Arctique.

    "Nous tenons l’avenir de notre planète entre nos mains (.) Choisis la vie," a déclaré l’archevêque Tutu, citant le Deutéronome (30,19). L’archevêque sud-africain s’est exprimé le 3 juin lors d’un service - présidé par l’évêque local Per Oscar Kjoelaas, de l’Eglise (luthérienne) de Norvège - célébrant la Journée de la création, deux jours avant la célébration à Tromso de la Journée mondiale de l’environnement, fixée par l’ONU.

    Un gros bloc de glace

    Des responsables d’Eglise d’Arctique, d’Afrique et du Pacifique ont participé au service célébré en l’église de Tromsdalen, où se trouvaient des personnalités politiques comme le prince héritier Haakon de Norvège et les ministres du gouvernement Helen Bjoernoey et Erik Solheim. A côté de l’archevêque Tutu, dans la chaire, se trouvait un gros bloc de glace en train de fondre provenant de Svalbard. Le service s’est clos par une procession vers les côtes de l’Océan Arctique, où l’archevêque orthodoxe russe Simon, de Mourmansk, a béni l’océan.

    Dans sa prédication, Desmond Tutu, ancien archevêque du Cap, a déclaré que les autres sources d’énergie devaient être davantage prises au sérieux et qu’il fallait envisager des mesures immédiates pour sauver le monde.

    L’évêque luthérienne du Groenland Sofie Petersen a qualifié la fonte des neiges et des glaces dans son diocèse d’obstacle majeur au mode de vie traditionnel du peuple inuit, centré sur sa proximité avec la calotte glaciaire.

    Iyabo Oyekola, du Nigéria, a de son côté affirmé que la sécheresse forçait les gens à quitter la campagne pour s’installer dans des villes surpeuplées. Par ailleurs, Terauango Benetri, de l’Etat insulaire de Kiribati, dans le Pacifique, a expliqué qu’il resterait très peu de terrain à son peuple si le niveau de la mer montait. (apic/eni/vb)

    Centre catholique des médias Cath-Info

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