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    Pour un développement du dialogue interreligieux

    ONU: Le Saint-Siège défend les principes de la liberté religieuse

    New York, 29 octobre 2006 (Apic) Mgr Celestino Migliore, observateur permanent du Saint-Siège à l’Onu à New York, a fait un plaidoyer, le 27 octobre, pour que la liberté religieuse soit reconnue au-delà de la simple tolérance. Il s’est exprimé devant la 3e Commission de la 61e Assemblée générale de l’Onu portant sur la question des droits de l’homme. Il a aussi souligné la nécessité de développer le dialogue interreligieux.

    Le besoin de dialogue interreligieux, à tous les niveaux, est d’une importance cruciale non seulement pour la résolution des conflits, mais également pour stimuler la coexistence pacifique permettant à toutes les religions de vivre ensemble", a déclaré le diplomate du Saint-Siège.

    Cependant, a-t-il constaté, "la liberté religieuse ou de croyance n’existe pas pour tous les individus et toutes les communautés, en particulier pour les minorités religieuses, dans de nombreuses régions du monde". Mgr Migliore a alors déploré que l’intolérance religieuse puisse conduire dans certains pays à une "polarisation" de la société et à "la discrimination".

    Il faut donc "renverser cette tendance". Si "la tolérance religieuse est parfois caractérisée par une simple acceptation des croyances et des pratiques religieuses, le temps est venues de se placer au-delà de ce type de tolérance, afin d’appliquer les principes de la liberté religieuse authentique", a lancé le diplomate du Saint-Siège.

    Le droit de changer de religion

    "La liberté religieuse est le droit de croire, adorer, proposer et être témoin de la foi", a-t-il expliqué. Elle "inclut le droit de changer de religion et de s’associer librement à d’autres afin d’exprimer des convictions religieuses". Ainsi, "la tolérance religieuse est un point de départ, un fondement de la liberté religieuse universelle. Il ne peut peu y avoir de tolérance religieuse complète sans une définition efficace de la liberté religieuse", a poursuivi l’observateur du Saint-Siège.

    "Nous sommes à un tournant dans l’histoire qui exige plus" en ce sens. Mgr Migliore s’est dit convaincu de "l’importance de la réciprocité", qui "est susceptible d’assurer le libre exercice de la religion dans toutes les sociétés". Le diplomate du Saint-Siège a conclu en dénonçant les lois et cadres législatifs qui limitent la liberté religieuse et en déplorant que la liberté religieuse puisse être employée "comme prétexte ou justification pour violer d’autres droits de l’homme".

    Il est "intolérable que des communautés religieuses soient dénigrées et exclues du débat public sous prétexte qu’elles ne sont pas d’accord avec des options et ne se conforment pas à des pratiques contraires à la dignité humaine". "Personne ne devrait être forcé d’agir contrairement à sa croyance, ni en privé ni en public". (apic/imedia/hy/bb)

    Centre catholique des médias Cath-Info

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