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    Une fille simple et priante

    Onnens : conférence sur Marguerite Bays (270988)

    Onnens/FR, 27septembre(APIC/Geneviève Cornet) La paroisse d’Onnens dans

    le canton de Fribourg accueillait vendredi 23 septembre quelques cinquante

    personnes venues écouter le Père Humbert Thomas Conus, OP, postulateur de

    la cause de béatification de Marguerite Bays, parler de cette Fribourgeoise

    hors du commun. Une conférence organisée par le mouvement "Etre hommes et

    femmes aujourd’hui", mouvement ecclésial de formation humaine et spirituel

    du décanat de Sarine-Lac.

    Le Père Conus a exposé l’état présent de ses recherches sur Marguerite

    Bays : une imposante synthèse basée sur plusieurs relations de contemporains et les textes des deux procès de béatification refusés par Rome. Cette synthèse ou "procès sur les vertus" sera étudié à Rome pendant un an.

    Vivre tout en présence de Dieu

    Dévouée à sa paroisse, attentive aux plus démunis, douée d’un esprit

    missionnaire aïgu, convaincue de la nécessité d’une presse catholique et

    constamment impregnée d’un esprit de prière : telle est selon le Père Conus

    Marguerite Bays. Issue d’une famille de paysans pauvres, élevée dans un

    climat profondément religieux, intelligente, entreprenante et douée d’un

    très bon jugement, cette simple couturière n’a eu qu’un souci tout au long

    de son existence : vivre tout en présence de Dieu. Elle n’a cessé d’offrir

    son travail à Dieu à tel point qu’un paysan qui l’avait connue disait d’elle : "Dieu ne lui sortait pas de la tête".

    Marguerite Bays et ce qui fait son originalité a choisi d’être laïque

    sachant qu’elle était "l’âme de sa famille" et s’estimant indigne de devenir religieuse. L’une des premières, elle a compris la responsabilité du

    baptisé dans la vie paroissiale. Elle priait avec chacun et l’aidait à

    prendre conscience de sa dignité d’homme pour mieux l’ouvrir au Christ.

    L’esprit missionnaire de la "femme de Siviriez" la poussait à soutenir

    l’oeuvre pour la propagation de la foi et à encourager la presse catholique

    pour défendre la religion.

    Une souffrance féconde

    A la fin de sa vie, Marguerite Bays a beaucoup souffert. Guérie subitement d’un cancer de l’intestin, elle a demandé à Jésus d’être intimement

    associée à sa passion et elle a été exaucée. Chaque vendredi, elle avait

    les stigmates et vivait quelques heures d’extase. Une telle souffrance ne

    pouvait être supportée que dans une intense vie de prière et une profonde

    communion avec Dieu, signe d’une relation d’amour unique avec Lui que Marguerite Bays a cultivé tout au long d’une vie de fidélité. La "sainte de

    Siviriez" reste un modèle de vie chrétienne par son attitude intérieure et

    le regard du coeur qu’elle portait sur les autres.

    Etre hommes et femmes aujourd’hui

    La conférence du Père Conus était organisée par le mouvement ecclésial

    de formation humaine et spirituelle du décanat de Sarine-Lac "Etre hommes

    et femmes aujourd’hui". Ce mouvement qui travaille depuis un an sur mandat

    des évêques veut répondre aux besoins locaux spécifiques, en approfondissant les données de la foi et le sens des fêtes liturgiques par des conférences et des recollections. (apic/cor/bd)

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