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    Belgique: Un nouveau siège en Wallonie et un meilleur ancrage diocésain

    Objet: CIP/AIDE A L’EGLISE EN DETRESSE/NOUVEL ANCRAGE WALLON/ ---------

    pour l’Aide à l’Eglise en Détresse à la veille de ses 50 ans

    Bruxelles, 23avril(APIC) L’Aide à l’Eglise en Détresse, une oeuvre catholique internationale fondée en Belgique en 1947 par le Père Werenfried van

    Straaten, a désormais son siège pour la Wallonie dans les bâtiments de

    l’évêché de Liège. Ces nouveaux locaux ont été inaugurés le 17 avril. Ce

    fut l’occasion pour les responsables d’annoncer de "nouvelles orientations

    sociales et pastorales", grâce à des projets davantage pensés et gérés en

    concertation avec les diocèses.

    A la veille de l’an 2000, les dirigeants de l’oeuvre se montrent soucieux de lui offrir une nouveau profil et un meilleur ancrage diocésain. Depuis la chute du Mur, en effet, l’Aide à l’Eglise en Détresse (A.E.D.) ne

    peut plus se définir d’abord par son enseigne résolument anticommuniste que

    son fondateur, le Père Werendfried van Straaten, avait affichée pratiquement depuis le début.

    L’oeuvre est née au lendemain de la seconde guerre mondiale, en vue

    d’aider des milliers de prêtres et de fidèles catholiques, réfugiés des

    pays de l’Est ou persécutés dans les pays à régime communiste. Tout en

    étendant son aire d’intervention au fil des années, l’organisation catholique, érigée en 1984 en association ecclésiale universelle et de droit pontifical, a longtemps été marquée par l’acharnement polémique de son fondateur. A la veille de ses 40 ans, l’AED s’affirmait encore volontiers comme

    organisation en lutte contre "le matérialisme pratique et athée", contre

    "l’islam fanatique et combatif", contre "le fondamentalisme judaïque", contre "l’hindouisme fanatique", ou encore contre "la progression effrayante

    des sectes protestantes fondamentalistes".

    Aujourd’hui, des dirigeants de l’A.E.D. reconnaissent que "le droit à la

    différence est respectable et peut être source d’enrichissement pastoral".

    Ancrage sur le terrain

    En 50 ans, des centaines de milliers de chrétiens ont été aidés, soutenus et encouragés par l’A.E.D. grâce à des projets lancés ou appuyés dans

    plus de 140 pays des cinq continents. Une caractéristique majeure de ces

    projets, explique André Remouchamps, responsable de l’A.E.D.-Wallonie, est

    leur orientation pastorale. L’objectif n’est pas seulement d’apporter une

    aide matérielle, mais de soutenir le développement d’une communauté ecclésiale. D’où une attention spéciale aux difficultés éprouvées par l’Eglise

    dans sa mission, qúelle soit opprimée, persécutée ou simplement contrariée

    dans son action. "Partout dans le monde, la détresse matérielle va de pair

    avec la détresse spirituelle", peut-on lire dans une note de directives

    écrites par le fondateur en octobre dernier. En ce sens, "le problème social est aussi, pour les institutions chrétiennes, un problème pastoral".

    Un autre changement d’accent est la volonté de travailler davantage en

    concertation avec les diocèses des quatorze pays où l’A.E.D. a recruté ses

    donateurs.

    10.000 projets sont décidés et gérés par les instances supérieures de

    l’Oeuvre, à Königstein, en Allemagne. Mais il est aussi possible et souhaitable que ces projets aient leur source à la base, afin d’y associer, d’y

    intégrer ceux et celles qui seraient preneurs en passant par les paroisses,

    les doyennés, les écoles, les associations et mouvements chrétiens, également la presse catholiques, les institutions chrétiennes.

    Le Rwanda avant tout en 96

    Chaque année, A.E.D. reçoit quelque 9.000 appels venant du monde entier.

    En 1994, elle a affecté un montant global de 57 millions de dollars à une

    multitude de projets à travers 115 pays. Dans ce cadre, l’A.E.D. apporte

    aussi bien une aide aux missionnaires qu’aux réfugiés, aux victimes des

    guerres ou des génocides. C’est pourquoi, en 1994 et 1995, l’A.E.D. a consacré un budget de plus de 500.000 dollars au Rwanda : aide alimentaire,

    aide matérielle au logement, à la santé, aux moyens de transport et de

    communication, à la prise en charge des enfants abandonnés... Le Rwanda restera, cette année encore, le tout premier bénéficiaire des efforts.

    En Amérique latine, le Brésil et l’Argentine sont les deux premiers pays

    qui retiennent l’attention de l’oeuvre. En Asie, c’est l’Inde qui vient en

    tête, suivie par le Vietnam et la Chine. Mais celle-ci occupera davantage

    le devant de la scène avec la Russie lors des manifestations et des actions

    prévues en 1997 pour le 50e anniversaire de l’A.E.D.

    L’Aide à l’Eglis en Détresse a contribué, ces dernières décennies, à une

    large diffusion de la bible, traduite en diverses langues, et d’ouvrages

    religieux. Dans un esprit oecuménique, elle entend aussi favoriser, en Europe de l’Est, la solidarité matérielle et spirituelle entre communautés

    catholiques et communautés orthodoxes et leur clergé respectif.

    ------------------- (1) Aide à l’Eglise en Détresse, rue Rouveroy, 2 - 4000

    Liège (tél. 041/21.35.01 ; fax 041/23.73.11. A partir du 14 septembre 1996

    : tél. 04/221.35.01 ; fax 04/223.73.11).

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