Rome, 20novembre(APIC) Jean Paul II a reçu vendredi les participants du
congrès organisé par la Commission épiscopale italienne pour les problèmes
sociaux et du travail, sur le thème : "Hommes, nouvelles technologies,
solidarité-le service de l’Eglise italienne".
Dans son discours, le pape a constaté une divergence toujours plus
grande, dans la société, entre la dimension économique et la dimension
éthique. Au lieu d’une interaction entre ces deux dimensions, a-t-il dit,
on constate de plus en plus des phénomènes sociaux ou l’économie affirme sa
rationalité sans aucune référence à l’éthique
"Dans une vision chrétienne des choses, a poursuivi Jean Paul II , on
doit souligner que l’économie, bien que disposant d’une certaine autonomie,
comme tout autre secteur spécifique de l’agir humain, reste intrinséquement
liée à l’éthique, qui est la mesure universelle du bien humain
authentique."
Il faut donc, a dit le pape, s’inspirer, au-dela des paramètres de
rationalité économique, de critères éthiques de solidarité et de justice,
en cherchant ainsi le vrai bien de l’individu et de la communauté.
Le pape a mis aussi l’accent sur le caractère central du travail dans le
système économique. "Les nouvelles technologies, a-t-il observé, posent des
problèmes inédits, aussi bien au niveau de l’emploi que de la qualité du
travail." Celui-ci doit être considéré comme un "bien à partager". Le
chômage doit donc inciter à introduire progressivement de nouvelles
modalités de partage du travail.
S’adressant aux hommes politiques, Jean Paul II les a invités à prendre
leur responsabilités. Il leur revient en effet, a-t-il dit, de créer les
conditions d’un développement de l’économie en tant que service rendu à
l’homme, d’orienter les choix économiques en fonction de la promotion
globale de la collectivité humaine et de s’occuper des intérêts des plus
pauvres. (apic/bo/bd)