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    suisses concernant le sacrement de pénitence

    Nouvelles directives de la Conférence des évêques (060989)

    Les confessions individuelles doivent être encouragées

    Fribourg, 6septembre(APIC) Pour les évêques suisses, à côté des cérémonies pénitentielles collectives qui existent depuis plusieurs années, le

    renouveau de la confession individuelle est une préoccupation pastorale de

    premier plan. De nouvelles directives concernant le sacrement de pénitence

    ont été par conséquent envoyées ces jours derniers aux prêtres, collaborateurs et collaboratrices dans la pastorale, indiquant les circonstances

    réelles (la "grave nécessité" requise par le Code de droit canon, Can. 961)

    dans lesquelles les célébrations pénitentielles avec confession commune des

    péchés et absolution collective sacramentelle se justifient.

    Les nouvelles directives concernant ce sacrement devaient normalement

    être présentées jeudi à Berne, lors de la conférence de presse de la Conférence des évêques, mais certains journaux en ont déjà en partie rendu compte mercredi. En 1974 déjà, précise le document, la Conférence des évêques

    avait publié des directives pour le renouveau du sacrement de la réconciliation afin d’adapter à la situation suisse le nouveau "Rituel de la Pénitence" promulgué la même année par le pape Paul VI.

    Bonnes et moins bonnes expériences

    Depuis lors, le nouveau Rituel de la Pénitence a suscité en Suisse de

    nombreuses expériences, aussi bien dans le cadre de la confession individuelle que dans celui des célébrations pénitentielles. Ces expériences, les

    bonnes et les moins bonnes, ont été examinées et évaluées, notamment avec

    le pape Jean Paul II et les autorités du Saint-Siège, rappelle le document

    de la Conférence des évêques, et particulièrement après la publication du

    nouveau Code de droit canon en 1983. Mais les directives de la Conférence

    des évêques n’ont jamais été révoquées, bien qu’elles n’ont pas été partout

    respectées, notamment en ce qui concerne le rappel de la nécessité d’une

    confession personnelle en cas de péché grave.

    Le nouveau Code de droit canonique de 1983 a modifié l’"Ordo Paenitentiae" ainsi que les normes promulguées en 1972 par la Congrégation de la

    Doctrine de la Foi. C’est pourquoi il était nécessaire de reformuler les

    directives de la Conférence des évêques. Les évêques sont alors entrés en

    dialogue avec le pape et ses collaborateurs. Ils ont obtenu de la part des

    autorités romaines compétentes l’approbation requise concernant la cérémonie pénitentielle pour les critères en vue de l’application du can. 961,

    paragraphe 2. Celui-ci règle les conditions permettant des cérémonies pénitentielles avec absolution sacramentelle collective. Il appartient à l’évêque diocésain de juger si les conditions sont requises, c’est-à-dire en cas

    de "grave nécessité".

    "Grâce aux célébrations pénitentielles communautaires, les fidèles pourront prendre conscience du besoin de réconciliation; elles mettent en lumière les dimensions sociales et communautaires du péché; elles aident enfin à préparer les confessions individuelles", affirment les évêques suisses.

    La Conférence des évêques estime ainsi que des éléments qui constituent

    une "grave nécessité" peuvent se rencontrer sur son territoire et permettre

    le recours à l’absolution collective, comme par exemple : le manque grave

    de prêtre et le vieillissement du clergé ainsi que les circonstances qui

    font que de nombreux fidèles seraient privés des sacrements durant un temps

    assez long ou prendraient l’habitude de ne plus recourir au sacrement de

    pénitence. Cependant, l’évêque diocésain devra veiller à ce que les possibilités de confessions individuelles soient nombreuses, car il s’agit de la

    forme ordinaire du sacrement. Le document rappelle l’impossibilité de recevoir l’absolution sacramentelle pour ceux qui ont péché gravement et qui

    n’ont pas la volonté de réparer le dommage causé ou de changer de vie.

    (apic/eg/mg)

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