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    l’Eglise anglicane, une femme évêque diocésaine

    Nouvelle-Zélande : pour la première fois dans (291189)

    Dunedin, 29novembre(APIC) Pour la première fois dans l’histoire de

    l’Eglise anglicane, une femme a été élue évêque diocésaine. Penelope Jamieson, la nouvelle élue, sera évêque de Dunedin, dans l’île du Sud, en Nouvelle-Zélande. Agée de 47 ans et mère de trois enfants, elle a été ordonnée

    diacre en 1982, prêtre en 1983 et prendra la succession de l’évêque diocésain actuel, Mgr Peter Mann. D’après la constitution de l’Eglise anglicane

    de Nouvelle-Zélande, il fallait pour cette élection non seulement l’accord

    du clergé diocésain et de représentants laïcs de chaque paroisse, mais également l’accord des évêques des huit autres diocèses du pays.

    L’archevêque de Cantorbéry Robert Runcie a qualifié l’élection de Penelope Jamieson de "nouveau pas dans le développement de la communauté anglicane". P. Jamieson a été surprise par son élection car elle ne pensait pas

    - après l’élection retentissante d’une femme, Barbara Harris, comme évêque

    auxiliaire de l’Eglise épiscopalienne (anglicane) des Etats-Unis en septembre 88 - qu’il y en aurait une autre avant cinq ans. Elle a toutefois remarqué, à propos des conséquences d’un tel choix sur les relations avec les

    catholiques que "la Nouvelle-Zélande est bien loin de Rome". Elle s’est déclarée persuadée que le dialogue entre les deux Eglises se poursuivra.

    Une menace sur les relations oecuméniques ?

    Dans l’Eglise épiscopalienne des Etats-Unis (anglicane), l’ordination de

    la première femme évêque a eu lieu le 11 février dernier à Boston, aux

    Etats-Unis. Mais Barbara Harris n’était qu’évêque auxiliaire. Une majorité

    des évêques diocésains de l’Eglise épiscopalienne américaine avait auparavant donné son accord. Cette première a suscité des réactions positives,

    mais également négatives tant du côté catholique qu’anglican. Le cardinal

    George Basil Hume, archevêque de Westminster et président de la Conférence

    épiscopale d’Angleterre et du Pays de Galles, avait déploré l’ordination

    épiscopale de Barbara Harris, estimant que cela créait non seulement le

    danger d’une scission à l’intérieur de la Communion anglicane, mais encore

    rendait plus difficile les contacts oecuméniques avec l’Eglise catholique.

    La Conférence de Lambeth, qui réunit tous les dix ans les évêques anglicans du monde, avait trouvé en juillet-août 1988 une formule de compromis.

    Si elle concrétise la résolution adoptée par la Conférence de Lambeth qui

    accorde à chacune des 27 provinces de la Communion anglicane (70 millions

    de fidèles) l’autonomie en cette matière, les ordinations épiscopales de

    Barbara Harris et de Penelope Jamieson représentent certainement une menace

    sur les relations oecuméniques. Notons que certaines Eglises anglicanes,

    notamment en Amérique du Nord et en Australie, ont déjà de nombreuses femmes prêtres et l’on compte près de 1500 femmes ayant déjà accédé au sacerdoce dans la Communion anglicane. (apic/kna/be)

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