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    Rome: Le président de la banque du Vatican demande un nouveau modèle de leadership

    Nouvelle taxe sur la richesse des familles évoquée

    Rome. 3 novembre 2011 (Apic) 3 novembre 2011 sur L’Osservatore Romano, le président de l’Institut pour les œuvres de religion (IOR), Ettore Gotti Tedeschi, évoque la nécessité d’un "nouveau modèle de leadership" pour faire face aux "perspectives déflationnistes".

    Alors que l’Europe se trouve au plus fort de la tourmente financière, notamment depuis le référendum annoncé par la Grèce sur le plan de sauvetage du pays, et que les chefs d’Etat et de gouvernement du G20 sont réunis à Cannes (France) pour tenter d’apporter des solutions à la crise, le président de l’IOR diagnostique les raisons pour lesquelles cette crise ne parvient pas à être enrayée. "Les erreurs d’interprétation et la sous-estimation de la crise économique actuelle ont été graves et perdurent", explique-t-il, dénonçant notamment le peu de cas qui a été fait des "vraies origines" de la situation présente, à savoir "l’effondrement de la natalité" et les taxes conséquentes pour "absorber les coûts du vieillissement de la population".

    Enumérant de possibles solutions, telles qu’un effacement partiel de la dette, aussi bien publique que des banques et des familles, l’instauration d’une nouvelle taxe sur la richesse des familles, une intervention sur le coût du travail, ou encore l’inflation, afin de réduire la dette, Ettore Gotti Tedeschi assure cependant que ces hypothèses se ne sont pas recommandables.

    "Le premier problème aujourd’hui n’est donc pas l’inflation, mais la déflation", assure le président de la ‘banque du Vatican’, et la solution est "entre les mains des gouvernements et des banques centrales qui doivent réaliser une action stratégique coordonnée", en renforçant les instituts de crédit et en soutenant l’emploi. "Mais les gouvernements doivent surtout redonner confiance aux citoyens et aux marchés", affirme encore Ettore Gotti Tedeschi, en proposant un nouveau modèle de leadership, qui soit un véritable instrument pour atteindre l’objectif du bien commun.

    Cet éditorial intervient quelques jours après la publication d’une note par le Conseil pontifical Justice et Paix prônant la mise en place d’une autorité financière mondiale et l’instauration d’une taxe sur les transactions financières.( apic /imedia/mm/js)

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