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    Saint-Gall: L’évêque veut clarifier le passé en matière d’abus sexuels

    Nouvelle réglementation mise sur pied

    Saint-Gall, 6 juin 2010 (Apic) "La nouvelle réglementation mise en place est un signal fort de notre volonté de ne pas admettre d’abus, ni de le couvrir", a déclaré l’évêque de Saint-Gall, Mgr Markus Büchel, qui commentait la décision de la Conférence des évêques suisses. "Nous voulons clarifier le passé dans lequel des fautes ont été commises" a-t-il dit au journal "St. Galler Tagblatt", le 5 juin 2010.

    L’évêque a exprimé l’espoir qu’il n’y ait pas de nouveaux cas d’abus. Pour lui, non seulement le public mais aussi les pasteurs de l’Eglise catholique sont devenus plus attentifs à ce phénomène. L’Eglise catholique a mis l’accent sur la prévention, a insisté le prélat. Que dans le seul diocèse de Saint-Gall, 27 cas aient été annoncés depuis le début de l’année signifie pour Mgr Büchel que "les gens ont confiance en l’Eglise, puisqu’ils viennent s’annoncer."

    Exiger des comptes au sein de l’Eglise

    La plupart des cas remontent à plus de vingt ans, et jusqu’à 60 ans. Même s’ils sont prescrits par la loi, l’Eglise peut demander des comptes aux auteurs de tels actes. "Dans les cas connus d’auteurs d’actes répréhensibles, il est clair, que ces personnes ne pourront plus travailler avec des victimes potentielles, des enfants en particulier", a énoncé Mgr Büchel.

    Mise en réseau des groupes spécialisés

    Plutôt que d’établir une liste noire des délinquants connus, la Conférence des évêques suisses préfère, annonce-t-elle, n’engager des prêtres venant de l’extérieur munis d’un certificat de bonnes moeurs écrit et sans ambiguïté. La nouvelle réglementation garantit que "personne ne peut être au service de l’Eglise, s’il a commis des actes répréhensibles sur le plan sexuel." "Il n’y a dès lors pas besoin de liste noire", selon l’évêque. Les groupes de travail mis sur pied dans les différents diocèses doivent échanger leurs informations, et un groupe de travail sera chargé de faire le lien au plan national.

    "Il est important pour nous de venir en aide aux personnes qui ont vécu quelque chose de négatif au sein de l’Eglise. Chaque victime en est une de trop", a conclu Mgr Büchel. (apic/pem/js)

    Centre catholique des médias Cath-Info

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