"L’engagement oecuménique: une de nos priorités", dit Jean Paul II
Rome, 17 février(APIC) "Il est essentiel que les chrétiens catholiques et
orthodoxes s’engagent dans l’édification de cette communion et de cette
compréhension qui sont ardemment désirées après la douloureuse séparation
survenue il y a bientôt mille ans", a déclaré le pape lundi au nouvel ambassadeur de Grèce au Vatican, Georges Kristoyannis, venu lui présenter ses
lettres de créance.
Les relations entre l’Eglise catholique et l’orthodoxie sont tendues actuellement, le Vatican étant accusé de "prosélytisme" dans les ex-pays de
l’Est. Ces difficultés expliquent l’absence au dernier Synode sur l’Europe
de plusieurs Eglises orthodoxes, parmi lesquelles l’Eglise grecque. L’accréditation du nouvel ambassadeur survient en outre au lendemain de graves
accusations formulées à l’encontre de l’Eglise catholique par l’Eglise orthodoxe grecque, qui a été jusqu’à demander au gouvernement d’Athènes d’interrompre ses relations avec le Vatican. De son côté, le gouvernement grec
a protesté auprès du Vatican après un salut en langue macédonienne adressé
par le pape à la République yougoslave de Macédoine à l’occasion de sa dernière bénédiction "urbi et orbi" de Noël.
Dans son discours au nouvel ambassadeur, Jean Paul II a souligné que
l’engagement oecuménique doit être "une de nos priorités" et que les incompréhensions et difficultés momentanées ne doivent pas arrêter notre cheminement".
De son côté le nouvel ambassadeur Kristoyannis a déclaré : "Nous reconnaissons le rôle du Saint-Siège, de même que la contribution personnelle de
Sa Sainteté aux événements vraiment historiques qui se sont déroulés en Europe de l’Est". L’ambassadeur grec a en outre dit qu’il est venu à Rome
"avec de claires instructions de son gouvernement et la bonne volonté de
promouvoir une coopération constructive dans tous les domaines et de contribuer à la solution de tout problème, quel qu’il soit, dans un esprit
d’entente mutuelle et de respect réciproque".
Tout en précisant qu’il n’épargnera aucun effort en vue du renforcement
des rapports entre les deux Eglises, Georges Kristoyannis a exprimé la préoccupation de son gouvernement concernant Chypre et la situation turbulente
dans les Balkans, particulièrement en Yougoslavie. (apic/cip/ba)