strés, privés d’esprit d’initiative. Un modèle de bien-être et des riches-
ses faciles, absolument mythiques, domine aujourd’hui, sans rapport aucun
avec la dure réalité de la vie quotidienne".
A propos des difficultés avec les autorités concernant la restitution
des biens de l’Eglise, T. Halik relève que "des progrès notables" ont été
faits. L’Eglise ne demande pas de récupérer tout son patrimoine, elle ne
recherche pas la richesse, mais seulement les moyens nécessaires pour pouvoir exercer en toute liberté la mission qui est la sienne. En outre, beaucoup de ses biens - séminaires, couvents... - sont dans un état de délabrement tel que pas mal d’argent sera nécessaire pour leur restauration.
Un clergé peu nombreux et âgé
Le quotidien catholique italien l"Avvenire", qui publie cet interview de
T. Halik, donne également la parole à Mgr Frantisek Radkousky, l’un des
quatre évêques auxiliaires de Prague. Ce dernier s’inquiète surtout d’une
grave pénurie de prêtres. Prague, la capitale, a 550 paroisses, mais seulement 270 prêtres, dont l’âge moyen tourne autour de 65-70 ans. L’exercice
du ministère sacerdotal est en outre soumis à une autorisation de l’Etat.
Mgr Radkousky souligne aussi la nécessité d’une "reconstruction sociale
et morale de la société", en lançant cet avertissement: "La destruction serait, pour notre peuple, le passage d’un matérialisme théorique d’Etat, imposé par le régime totalitaire, à un matérialisme de consommation pratique,
imposé par les marchés et les sociétés occidentales". (apic/cip/jt/ba/pr)