Norvège: rencontre oecuménique au terme (020689)
Oslo, 2juin(APIC/CIP) L’oecuménisme et la sécularisation sont les deux
grands thèmes de la visite du pape en Scandinavie. Ils ont été abordé lors
des deux derniers rendez-vous de sa première journée passée à Oslo (Norvège), jeudi 1er mai. La rencontre oecuménique au château d’Akershus à Oslo a
ainsi été l’occasion pour le pape de rappeler qu’il est en Scandinavie
"dans un esprit fraternel de respect et d’amour, pour saluer tous les
chrétiens".
Avant la Réforme, l’unique Eglise du Christ était florissante en Norvège, a dit le pape. Saeréférant notamment à Vatican II et au nouveau Code de
Droit canonique, il a indiqué que l’engagement oecuménique est pour l’Eglise catholique une tâche obligée. Il a pris acte des "contributions significatives" de l’Eglise luthérienne de Norvège à la recherche de l’unité et
prôné un engagement renouvelé de la part de tous les chrétiens.
"La plénitude d’amour recherchée à travers le dialogue implique aussi la
plénitude de la vérité", a poursuivi Jean Paul II, précisant que le dialogue sur "la pleine vérité de la foi" est fondamentale pour la célébration
commune de l’eucharistie. Il a rappelé ici la position catholique sur la
question de l’intercommunion: son intention n’est pas d’offenser les protestants. Mais, a-t-il dit, l’eucharistie ne peut être partagée que par
ceux qui sont en pleine communion.
Sécularisation: même combat
Ultime rencontre de cette première journée: celle tenue à la résidence
de l’évêque catholique d’Oslo entre le pape et les neuf évêques de la Conférence épiscopale scandinave, dont sept sont des étrangers, sous la présidence de Mgr Paul Verschuren, un prélat d’origine néerlandaise. Au cours de
son discours, le pape a réclamé une attention particulière pour la famille;
il a insisté sur la perte des valeurs morales fondamentales qui produit un
"déracinement" de la morale conjugale et familiale. Jean Paul II a en outre
fait part de son souhait que tous les chrétiens se mobilisent, même s’il
leur reste un long chemin à parcourir pour parvenir à la pleine communion,
pour faire face au défi commun de la sécularisation. Le sens d’une vérité
transcendante a quasiment disparu chez beaucoup de contemporains, a-t-il
constaté, tandis que se diffuse "un relativisme à tous les niveaux qui nie
et met en danger les vérités absolues du christianisme, en mettant sur le
même pied, sans distinction, les différentes visions du monde".
Exhortant les évêques à ne pas se résigner, le pape a appelé à une "nouvelle évangélisation", dont ont besoin non seulement la société moderne,
mais aussi de larges couches de l’Eglise elle-même. Le "devoir premier et
le plus important des évêques et des prêtres" est, a-t-il dit, la transmission fidèle des vérités de la foi. D’où aussi, a ajouté le pape, la nécessité que les prêtres et les collaborateurs pastoraux bénéficient d’une
préparation adéquate et d’une formation permanente. Enfin, Jean Paul II a
assuré les évêques que, en dépit de la situation de diaspora qui caractérise leurs Eglises locales, ils ne doivent pas se sentir oubliés ni perdus,
comme le prouve l’aide qu’ils reçoivent du Saint-Siège (plusieurs diocèses
dépendant en effet de la "Propaganda Fide") et d’autres Eglises (notamment
celle de la RFA). (apic/cip/jt/pr)