Rome, 16novembre(APIC/CIP) La République Centrafricaine, qui compte, parmi ses quelque 3 millions d’habitants, 400.000 catholiques et 300.000 protestants (le reste se composant d’animistes, les plus nombreux, et de musulmans), vit actuellement un moment de réveil, tant au niveau socio-économique que de la vie de l’Eglise.
Après le cauchemar du règne de l’empereur Bokassa, on constate une
reprise de la vie économique et sociale et une normalisation institutionnelle, selon le Père Giannantonio Berti, missionnaire depuis vingt ans dans
le pays. "La population connaît une plus grande tranquillité, dit-il. On a
l’impression d’une nette amélioration. A l’heure actuelle, l’Assemblée nationale, hier inexistante, a été constituée. Dans les domaines social et
politique, il y a certainement un nouvel élan, qui doit mettre en confiance
tous les pays étrangers qui aident la République.’’
Pour le Père Berti, cette reprise se reflète aussi au niveau de l’Eglise
qui compte aujourd’hui 170 prêtres et une vingtaine d’instituts religieux
féminins. Les efforts axés autrefois sur l’éducation se concentrent surtout, le réseau scolaire ayant été nationalisé dans les années 1965-1966,
sur l’évangélisation des masses ouvrières et paysannes.
On note également une sensible augmentation ces dernières années des
vocations religieuses et sacerdotales. Là ou il n’y avait qu’un prêtre par
diocèse, on en compte aujourd’hui de 6 à 10. (apic/jt/be)