Nord du Sri Lanka : un mouvement non-violent (070888)
Fribourg, 7août(APIC) K. Jeevagathas, secrétaire d’un mouvement non-violent tamoul, a fait un rapport sur son travail en faveur des réfugiés tamouls provenant du Sud du Sri Lanka, le samedi 6 août à Fribourg. Il visite
en ce moment les groupes suisses du Mouvement International de la Réconcilaition (MIR) auquel le Non Violent Direct Action Group (NVDAG) tamoul appartient aussi.
En 1983-84, le NVDAG a entretenu un camp de réfugiés pour les tamouls
venant du Sud du Sri Lanka pendant 20 mois. Puis le NVDAG a établi 100 familles dans les villages du Nord de l’île et il les a aidé à s’intégrer et
à produire leur propre source de revenus. Aujourd’hui la NVDAG soutient des
réfugiés tamouls dans 40 villages. Les six animateurs instruisent les habitants des villages des moyens pour réaliser leurs demandes sans violence.
Mais, ce qui est plus important que les sermons sur les principes de la
non-violence, c’est l’action personnelle, a souligné K. Jeevagathas.
Le NVDAG se soucie principalement en ce moment des nombreuses veuves et
orphelins qui dans les conflits entre combattants pour l’indépendance tamoule et troupes gouvernementales cinghalaises ou, depuis octobre 1987 les
troupes d’invasion indiennes, ont perdu leur mari ou leur père. Le mouvement non-violent veut particulièrement soutenir 100 écoliers orphelins. familles.
Une maison d’édition catholique imprime leurs journaux
A Jaffna, jusqu’à l’invasion indienne le mouvement faisait paraître mensuellement un journal en tamoul et trimestriellement un journal en langue
anglaise dans lesquels le mouvement signalait ses préoccupations et des
exemples concrets d’action non-violente et de penser positif. Les deux
journaux étaient imprimés par une maison catholique d’édition à Jaffna. Actuellement le mouvement ne peut pas publier, car il n’a pas reçu de permission de la lointaine New Delhi.
L’action non-violente tamoule a aussi essayé de collaborer avec des organisations cinghalaises, a déclaré K. Jeevagathas. Mais c’est très difficile. Au sujet de la situation politique, le secrétaire de la NVDAG se
montre très réservé, car il veut retourner dans son pays. Le récent Etat
laïc du Sri Lanka se trouve toujours plus sous l’influence des moines
bouddhistes cinghalais qui veulent faire du bouddhisme la religion d’Etat.
Le tamoul est supprimé du langage administratif. L’invasion indienne avait
soulagé de nombreux Tamouls, mais les bombes indiennes ont relayé les bulldozers cinghalais dans la démolition des villages tamouls. (apic/ra/bd)