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    Pas comme à Coire

    Nomination de l’évêque auxiliaire de Lausanne, Genève et Fribourg (030294)

    Fribourg, 3février(APIC) Mgr Pierre Mamie, évêque de Lausanne, Genève et

    Fribourg, présentant jeudi lors d’une conférence de presse au séminaire

    diocésain la nomination de son nouvel évêque auxiliaire, Mgr Pierre Burcher, a expliqué qu’elle était le résultat d’une large consultation (plus

    de 150 prêtres du diocèse et une centaine de laïcs ont été interrogés) et

    que Rome a respecté la liste des trois candidats proposés. Le pape n’a donc

    pas imposé un auxiliaire non choisi par l’évêque diocésain comme cela a été

    le cas pour Mgr Haas l’an dernier à Coire avec Mgr Vollmar et Mgr Henrici.

    Quant à Mgr Burcher, dont la devise épiscopale sera probablement "Le Christ

    notre paix", il a refusé de se classer comme "conservateur" ou comme "progressiste", mais s’est présenté comme soucieux de l’unité et de la communion dans l’Eglise.

    "Je suis très à l’aise et très content, cela s’est passé comme en 1970

    avec Mgr Gabriel Bullet et en 1987 avec Mgr Amédée Grab, le pape a à chaque

    fois accepté de choisir parmi les trois propositions que j’avais faites", a

    estimé Mgr Mamie. L’évêque du diocèse a souligné que la direction d’un tel

    diocèse ne doit pas être faite d’une "équipe de petits copains", mais doit

    s’enrichir de qualités et de charismes complémentaires. C’est également

    dans ce sens qu’il a choisi l’abbé Burcher.

    Mgr Mamie a tenu à préciser qu’il n’a jamais été question, comme certains bruits ont couru, que l’on nomme un évêque coadjuteur qui aurait pris

    sa succession. "Dans notre diocèse, depuis le début de ce siècle, il n’y a

    jamais eu un évêque auxiliaire coadjuteur; ce n’est pas dans la tradition".

    L’évêque de Lausanne, Genève et Fribourg a demandé qu’il n’y ait pas de coadjuteur pour laisser une totale liberté aux prêtres et aux laïcs consultés

    pour sa propre succession, qui sera ouverte à partir du 4 mars 1995. "En

    faisant ma liste, je n’ai pas du tout pensé à ma succession", a-t-il insisté.

    Il a reconnu que la Suisse a été marquée par l’élection de Mgr Wolfgang

    Haas directement comme évêque coadjuteur. D’autre part, il aurait été quand

    même "très curieux" que l’on nomme comme coadjuteur le jeune nouvel évêque,

    en ayant l’air d’écarter d’avance Mgr Amédée Grab, évêque auxiliaire depuis

    7 ans.

    Mgr Burcher a accepté sa nomination "tout simplement parce que la demande était très nette et très claire" suite aussi à la consultation qui avait

    été faite. Et comme il enseigne également aux séminaristes l’importance de

    la disponibilité, il n’a pas pu refuser, le maître devant aussi donner

    l’exemple. Il s’est présenté comme un disciple de Mgr Mamie, qu’il a eu

    comme professeur, à l’instar de Mgr Bullet, qui a également été son

    professeur et le directeur de son mémoire de licence en théologie qui avait

    pour thème "Expérience humaine et catéchèse".

    Interrogé sur le sacerdoce féminin, Mgr Pierre Burcher a relevé qu’il

    aurait beaucoup de peine à concevoir la possibilité de l’ordination des

    femmes dans les années à venir, mais a montré une certaine ouverture concernant le diaconat permanent féminin. Une question qui serait "beaucoup

    plus d’actualité au sein de l’Eglise que l’ordination sacerdotale des

    femmes". (apic/be)

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