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    Noël: Léon XIV déplore le sort des jeunes envoyés "mourir" au front

    Lors de la messe du jour de Noël qu’il a célébrée ce 25 décembre 2025 dans la basilique Saint-Pierre, Léon XIV a médité sur la fragilité inhérente à la naissance du Christ, appelant les catholiques à se laisser toucher par la souffrance humaine. Il a aussi dénoncé «l’absurdité» et le «mensonge» qui orchestrent le sacrifice des jeunes sur les fronts des guerres.

    Le pape a mentionné en particulier la population de Gaza confrontée à des conditions humanitaires critiques plus de deux mois après le cessez-le-feu.

    Après la messe de la nuit mercredi soir, Léon XIV a présidé jeudi la messe du jour de Noël. Cette deuxième célébration marque une nouveauté dans les usages récents du Vatican. Jean Paul II avait lui aussi cette coutume dans les premiers temps de son pontificat, mais ses successeurs ne l’avaient pas reprise, célébrant seulement la liturgie du 24 décembre en public.

    Dans son homélie prononcée après l’Évangile, le pontife américain a salué dans l’événement de la naissance du Christ un « jour nouveau », un tournant qui assure que « la paix existe et [qu’]elle est déjà parmi nous ». Mais cette paix de Dieu demande de la part de l’humanité l’engagement et le « dévouement », a-t-il averti.

    La misère de Gaza et les jeunes envoyés au front

    Le pontife a particulièrement médité sur la « nudité radicale » que le fils de Dieu a choisi de vivre à Bethléem. À Noël, Dieu « a établi parmi nous sa fragile tente », a-t-il poursuivi, citant en miroir les « tentes de Gaza, exposées depuis des semaines à la pluie, au vent et au froid », tandis que de nombreuses ONG ont dénoncé les conditions de survie précaires sur le terrain. Le pape a aussi évoqué les réfugiés et déplacés de « chaque continent » et les « abris de fortune de milliers de personnes sans-abri dans nos villes ».

    Léon XIV s’est aussi attristé pour les jeunes « contraints de prendre les armes ». Et de s’insurger contre « l’absurdité de ce qui leur est demandé et le mensonge dont sont imprégnés les discours grandiloquents de ceux qui les envoient mourir ».

    Au fil de son texte, le pape a énuméré les détresses du monde, citant les populations « éprouvées par tant de guerres », les « pleurs des enfants », la « fragilité des personnes âgées », ou encore le « silence impuissant des victimes et […] la mélancolie résignée de ceux qui font le mal qu’ils ne veulent pas ».

    Tomber « à genoux devant la chair nue de l’autre »

    Dans le nourrisson de la crèche, Léon XIV a vu un appel adressé à chacun à tomber « à genoux devant la chair nue de l’autre ». La mission des catholiques, a-t-il insisté, est « un chemin vers l’autre ». À l’inverse de la tendance « mondaine » qui a « soi-même pour centre » et qui conduit à « l’indifférence », il a invité les fidèles à marcher « avec l’humanité tout entière, sans jamais nous en séparer » et à être « une présence qui suscite le bien » sans en revendiquer « le monopole ».

    La paix commence « lorsque la fragilité d’autrui pénètre notre cœur » et « brise nos certitudes granitiques », a promis le 267e pape. « Devenir enfants de Dieu est un véritable pouvoir », a-t-il alors lancé, affirmant que la paix peut naître « parmi les ruines qui appellent une nouvelle solidarité, elle naît de rêves et de visions qui, comme des prophéties, inversent le cours de l’histoire ». (cath.ch/imedia/ak/mp)

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