NOEL DANS LE MONDE
Noël dans trois continents : l’Afrique (Togo), l’Asie (Palestine) et
l’Amérique du Sud (Pérou)
Togo: "les bergers de la Judée à Lomé" (131288)
Lomé, 13décembre(APIC/Sr Essie) La traditionnelle procession des bergers
le soir du 24 décembre à Lomé donne un ton spécial à la fête de Noël dans
cette belle ville de l’Afrique de l’Ouest ou se donne rendez-vous, le vent
sec et chaud de l’harmattan qui balaie cette côte en la période des fêtes
de fin d’année.
Il est 18h30, l’ambiance africaine de la fête de Noël commence dans les
rues de la capitale; ça et là, vous parviennent quelques refrains des
chants religieux de Noël fredonnés par les habitants des quartiers avoisinant les paroisses de la ville. - Soit dit en passant, si vous n’êtes pas
mélomane, évitez, autant que possible, d’habiter trop proche des paroisses
de certaines villes d’Afrique, pour la simple raison que vous êtes "arrosé", presque toutes les soirées précédant chaque fête liturgique, par les
répétitions des nombreuses chorales qui font le prestige des paroisses de
la ville.Dans les rues fort animées de Lomé, comme en connaissent beaucoup de
grandes villes africaines, les "Bergers" donnent le ton du départ de la
fête de Noël. Les enfants annoncent, par des cris mêlés à des danses rythmées, dont ce continent a le secret, "le passage des bergers allant à la
crêche".
Ces hommes et ces femmes, déguisés en bergers de la Judée, sillonnant
les rues de la capitale, au son de la musique et de la danse, apportent, à
tous les hommes de bonne volonté, la grande joie de la naissance de l’Emmanuel, Dieu-avec-nous. Sans distinction de religion, ils offrent des fleurs
aux passants ainsi que du pain et des fruits aux pauvres de la ville et des
hôpitaux.
L’étranger qui demande à savoir ou ils se rendent, les enfants, tout
heureux de savoir plus long que l’adulte, répondent en choeur: "Mais à Bethléem, voir l’Enfant-Jésus dans la crèche". Alors, l’adulte, l’air tout
bête, ne comprend pas. Et les enfants qui n’ont pas du temps à perdre parce qu’une procession ça avance malgré la lenteur tropicale - le plante
là et continuent leur danse.
A la messe de minuit, notre étranger découvre le mystère et "le miracle"
des nuits de Noël africain: il n’est pas rare d’entendre, au beau milieu
d’une messe de minuit, "l’Enfant-Jésus" commencer par crier ou pleurer et
de voir la "Sainte-Mère" lui enfoncer, furtivement, dans sa petite bouche
le sein pour le faire taire... parce qu’Il dérange!!! (apic/pe)