NOEL DANS LE MONDE
Chez les descendants des premiers chrétiens, personne n’est oublié
Galilée, 15décembre(APIC/Bernadette Dubois) En Palestine, et plus
précisément en Galilée, dans le pays de Jésus, la naissance du Christ a une
grande importance comme dans tout l’Orient d’ailleurs. Même si dans de
nombreux villages de Galilée les catholiques et les orthodoxes célébrent
Noël à des dates différentes (25 décembre et 7 janvier), la fête de Noël
est très conviviale, personne n’est oublié.
A Noël, les chrétiens de Galilée mettent l’accent sur les relations interpersonnelles et la solidarité avec les plus pauvres. Dans chaque paroisse, un comité s’occupe des cadeaux à offrir aux enfants orphelins ou à ceux
dont les parents ont une situation financière difficile. Des cadeaux sont
alors également achetés pour les enfants des territoires occupés et pour
ceux du Liban.
Toute la famille se réunit pour un repas spécial, on mange la dinde
fourrée de riz et le méchoui et on demande alors à Jésus d’être rassemblés
chaque année dans la joie et le bonheur. La messe de minuit a lieu, mais
peu de gens y vont, ils préfèrent regarder la messe de minuit diffusée depuis Bethléem ou depuis Rome. Avant, certains se déplaçaient même jusqu’à
Bethléem pour la fête de Noël.
A Noël, les gens vont les uns chez les autres se féliciter se la
naissance du Christ. Ils y boivent le vin doux et le café en mangeant des
pâtisseries. Dans certains villages, on respecte encore une pratique traditionnelle de Noël. Un homme âgé "adopte" la fête de Noël et les gens vont
spécialement chez lui avec le prêtre. Celui-ci béni le pain et présente ses
voeux à toute la communauté.
Dans chaque maison, il y a une crèche devant le sapin de Noël, c’est une
tradition respectée partout et dans toutes les familles chrétiennes. La
tradition de l’offrande des cadeaux est également gardée. Ce sont les enfants qui en sont les principaux bénéficiaires. Mais les cadeaux, surtout
des vêtements et des jouets, coûtent très chers, ce qui est bien lourd pour
le budget d’une famille. En effet, un enseignant gagne 800 shekels israéliens par mois (environ 800 francs suisses). Alors qu’un litre de lait coûte 1 shekel, un cadeau pour un enfant coûte environ 50 shekel. Les parents
doivent alors économiser toute l’année pour pouvoir offrir des cadeaux à
leurs enfants à Noël. Même dans les familles nombreuses, les enfants reçoivent un nouveau vêtement. Mais ce changement très extérieur apporte la joie
de Noël sur tous visages des enfants et dans les familles, et c’est vraiment Noël en Palestine comme il y a deux mille ans. (apic/bd)