Consentement cookies

Ce site utilise des services tiers qui nécessitent votre consentement. En savoir plus

Aller au contenu
Advertisement
  • Flash Info

    Carême 2026 Découvrez les initiatives diocésaines
    Synode sur la synodalité Les conclusions du processus synodal attendues prochainement
    no_image

    Nigeria: Deux mille dignitaires musulmans et chrétiens signent "une déclaration de paix"

    Non aux affrontements interreligieux

    Kaduna/Lagos, 25 août 2002 (APIC) Deux mille dignitaires musulmans et chrétiens nigérians se sont engagés à Kaduna, au nord du Nigeria, à promouvoir la coexistence pacifique entre les deux communautés. Par la "déclaration de paix" qu’ils viennent de signer, ils veulent empêcher de nouvelles violences interreligieuses dans les Etats du nord à majorité musulmane.

    L’archevêque catholique de Kaduna, Mgr Peter Yariyok Jatau, a précisé à l’agence d’information missionnaire MISNA que cet accord est le résultat d’un dialogue entre les représentants de l’Eglise catholique, anglicane, méthodiste et protestante et les leaders musulmans. Les leaders religieux expriment notamment leur détermination "à en finir avec les violences et les bains de sang qui ont marqué" l’histoire récente du pays. En février, mars et mai 2000, de violents troubles confessionnels ont eu lieu dans plusieurs Etats de la Fédération nigériane. Ils avaient pour origine, l’introduction de la charia ou loi islamique. On estime qu’au moins 3’000 personnes ont péri dans ces violences.

    La signature de la déclaration de paix de Kaduna est intervenue 24h après la confirmation de la condamnation à mort par lapidation pour adultère de la jeune Amina Lawal par un tribunal islamique de Funtua, dans l’Etat de Katsina, à 140 km au nord de Kaduna. L’application brutale de la charia a relancé les tensions entre chrétiens et musulmans. Mgr Peter Yariyok Jatau a déclaré ne pas être en mesure de dire si l’accord interreligieux de la semaine dernière va améliorer les choses à Kaduna: "Il est difficile de prévoir les conséquences directes de l’application de la loi coranique" observe l’archevêque, "car il faut savoir que dans notre Etat, la charia n’est appliquée que pour les musulmans, tandis que les chrétiens sont jugés devant des tribunaux traditionnels".

    Le véritable risque, selon Mgr Jatau, est lié au prochain rendez- vous électoral, prévu pour le début de l’année 2003. Les tensions politiques pourraient exacerber les plus agités et engendrer de nouvelles violences. (apic/misna/ibc/be)

    Centre catholique des médias Cath-Info

    Les droits de l'ensemble des contenus de ce site sont déposés à Cath-Info. Toute diffusion de texte, de son ou d'image sur quelque support que ce soit est payante. L'enregistrement dans d'autres bases de données est interdit.

    Actualités liées

    Articles les plus lus