Nigeria : campagne de démolition (011189)
Lagos, 1ernovembre(APIC) Le gouvernement militaire au pouvoir au Nigeria
semble avoir choisi la manière forte pour lutter contre la prolifération
des sectes et autres groupuscules religieux non en règle avec la loi
fédérale sur l’exercice de l’apostolat. Au début de septembre a commencé
une vaste campagne de destruction des "temples" et autres installations de
fortune, par les autorités municipales de Lagos, la capitale nigérienne.
Des responsables religieux y organisent des séances de prières en violation
de la loi du pays.
L’opération de démolition menée conjointement par les autorités urbaines
et par une équipe spéciale du Département de l’hygiène publique veut rayer
de la carte tous ces édifices, souvent insalubres, érigés dans la périphérie de Lagos. A l’approche des équipes de démolition, les adeptes de ces
lieux de culte clandestin dénommés "temple", "tabernacle", "maison de lumière", "ashram", etc... ont pris la fuite; ces fidèles et leurs responsables ont cherché ainsi à échapper à des poursuites judiciaires ou à une
éventuelle arrestation sous l’accusation de délit d’occupation illégale de
terrains publics.
Une source non officielle affirme que le gouvernement militaire fédéral
est de plus en plus alarmé face à la prolifération des sectes et à l’entrée
illégale au Nigéria de plusieurs personnes aux "intentions clandestines,
extrémistes et hérétiques" avec l’aide et la protection de divers
mouvements religieux non reconnus. De la même source, l’on a appris que la
campagne de démolition va se poursuivre au niveau de toutes les régions du
Nigéria pour prévenir le sectarisme et les conflits à caractère religieux
pendant la période de transition avant le retour des civils au pouvoir.
Signalons qu’au sein des Forces armées, seules trois religions catholique, protestante et musulmane - sont reconnues et encouragées à
propager leur foi. (apic/dia/bd)