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    Près de 54’000 morts dont un tiers d’enfants

    Nigeria: Bilan officiel des trois années d’affrontements inter-ethniques dans l’Etat du Plateau

    Lagos, 8 octobre 2004 (Apic) 53’787 personnes ont été tuées au cours de ces trois dernières années dans les affrontements qui ont ensanglanté l’Etat du Plateau, dans le centre du Nigeria. C’est le bilan présenté par le gouvernement nigérian le 7 octobre à Jos, capitale de l’Etat en question.

    Sur les près de 54’000 morts, "18’931 sont des hommes, 17’397 des femmes et 17’459 des enfants" a précisé Thomas Kangnaan, conseiller de l’administrateur spécial nommé à la direction du Plateau. Le décompte a été effectué à partir du 7 septembre 2001 jusqu’à la date de la déclaration de l’état d’urgence, le 18 mai dernier. Ces données ont été récoltées par une commission spéciale chargée par le gouvernement de visiter toutes les localités, où les responsables administratifs ont été entendus ainsi que toutes les familles, rapporte l’agence d’informations catholique MISNA.

    Dans le bilan, a précisé Kangnaan, doivent être prises en compte plus de 25’000 habitations incendiées et 865 magasins détruits. En mai dernier, au lendemain des affrontements ayant coûté la vie à un millier de personnes, l’Etat fédéral nigérian avait décidé d’affronter une fois pour toutes le problème des conflits entre les groupes armés appartenant aux diverses ethnies présentes dans cette zone du pays. Dans cette perspective, une conférence de paix a été organisée à Jos au mois d’août 2004.

    Pas seulement un choc des religions

    Ces conflits sont souvent reportés sur la presse internationale comme des affrontements religieux entre chrétiens et musulmans. Mais la différence de croyance n’est en réalité qu’une des nombreuses composantes des causes de la violence, comme le soutient MISNA. En fait, les facteurs ethniques, religieux et politico-économiques, se mêlent pour créer des conditions potentiellement explosives. Le conflit de mai dernier, axé autour du contrôle des terres et des pâturages, avait opposé les Tarok, agriculteurs sédentaires chrétiens, aux Fulani, pasteurs nomades musulmans. (apic/misna/rz)

    Centre catholique des médias Cath-Info

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