Consentement cookies

Ce site utilise des services tiers qui nécessitent votre consentement. En savoir plus

Aller au contenu
Advertisement
  • Flash Info

    Carême 2026 Découvrez les initiatives diocésaines
    Synode sur la synodalité Les conclusions du processus synodal attendues prochainement
    no_image

    Nombre de victimes en nette hausse

    Nigeria: Appels tous azimuts pour que cessent les hostilités Dans le Delta du Niger

    Lagos, 28 mai 2009 (Apic) Les mesures prises par le Nigeria ne vont pas régler la crise dans le Delta du Niger, estiment les leaders chrétiens du pays. Ils appellent à la cessation des hostilités entre les groupes militants et les autorités militaires dans le Delta du Niger.

    Des informations font état d’une nette augmentation du nombre de victimes civiles et militaires dans cette région du pays. "La crise ne cessera pas aussi longtemps que les troupes gouvernementales attaqueront les groupes militants comme cela a été le cas au cours des derniers jours", a déclaré le pasteur Ayo Oritsejafor, président national de la Congrégation pentecôtiste du Nigeria.

    Le 26 mai, le président de la Conférence épiscopale, l’archevêque Felix Alaba-Job, a indiqué qu’il avait envoyé des lettres à tous les archidiocèses et diocèses du pays pour leur demander d’organiser des collectes spécialement destinées à tous ceux qui souffrent dans le Delta du Niger. A la mi-mai, la Force d’intervention spéciale conjointe du gouvernement avait annoncé avoir lancé une attaque contre les militants sévissant dans les criques, près de Warri, la capitale commerciale de l’Etat du Delta, en guise de représailles après une embuscade dans laquelle plusieurs soldats ont été tués. Les bombardements aériens et terrestres menés par les militaires pour atteindre les militants cachés dans les criques ont toutefois forcé de nombreux civils à fuir leurs villages et à aller se réfugier à Warri.

    Le pasteur Ayo Oritsejafor, qui est aussi président adjoint de l’Association chrétienne du Nigéria, a exhorté le gouvernement fédéral à intervenir pour sauver la vie des innocents qui vivent dans la région et à régler définitivement la crise en examinant les revendications des communautés pétrolières. "On ne peut pas continuer à ignorer la poule aux oeufs d’or. Le Delta du Niger est une région importante pour le Nigeria à cause de l’exploitation de son pétrole", a souligné Ayo Oritsejafor.

    Les violences se sont aggravées ces dernières années dans le Delta du Niger, au sud du Nigéria, suite aux protestations des communautés locales vivant sur les sites d’exploitation pétrolière. Celles-ci s’estiment laissées-pour-compte alors que le pétrole génère l’essentiel des rentrées en devises du pays. D’après un groupe d’experts du gouvernement, le Nigeria a perdu 23,7 milliards de dollars suite aux vols de pétrole et à des attaques dans les neuf premiers mois de 2008. La production de pétrole du pays atteignait 2,6 millions de barils par jour avant le conflit en 2006. A présent, elle se situe entre 1,6 et 2,2 millions de barils par jour, faisant perdre au pays des milliards de dollars de revenu. (apic/eni/pr)

    Centre catholique des médias Cath-Info

    Les droits de l'ensemble des contenus de ce site sont déposés à Cath-Info. Toute diffusion de texte, de son ou d'image sur quelque support que ce soit est payante. L'enregistrement dans d'autres bases de données est interdit.

    Actualités liées

    Articles les plus lus