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    Niger : Une Association des droits de l’homme dénoce l’esclavagisme "résiduel"

    Faire appliquer les normes légales contre l’esclavage

    Dakar, 24 février 1998 (APIC) La pratique de l’esclavage "résiduelle" est une constance au Niger, immense pays désertique d’Afrique de l’ouest. Profitant de la réprobation suscitée par la récente condamnation, en Mauritanie, de militants anti-esclavagiste, l’Association nigérienne pour la défense des droits de l’homme (ANDDH) monte au créneau pour stigmatiser l’esclavagisme encore "vivace" particulièrement dans les communautés touaregs des régions ouest et nord-est du pays.

    "Des hommes et des femmes (...) sont encore maintenus dans les rapports inacceptables de maitre-esclave"., dénonce l’ANDDH dans une lettre adressée au ministre de la Justice et des droits de l’homme. L’organisation réclame au gouvernement, l’application des normes légales en la matière, impliquant notamment des poursuites judiciaires contre les personnes reconnues coupables de pratiques esclavagistes.

    L’ANDDH cite le cas concret d’un paysan de la région de Tanout (800 km au nord-est de la ville Niamey, la capitale) dont la fille a été emmenée de force, au nom du "droit de propriété", par un notable touareg. Saisi, le chef traditionnel, lui aussi un touareg, a reconnu que le notable avait raison. Le Niger dispose pourtant d’une norme légale consacrant l’égalité des droits des citoyens, et il a en outre adhéré aux conventions internationales bannissant l’esclavage, rappelle l’ANDDH. (apic/ibc/mp)

    Centre catholique des médias Cath-Info

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