Nicaragua: rupture du cessez-le-feu (021189)
Managua, 2novembre(APIC) Dans une déclaration faite mercredi 1er novembre
à "Radio Catolica" à Managua, le cardinal Miguel Obando Bravo, président de
la commission nationale pour la réconciliation, a implicitement admis la
responsabilité de la Contra dans la reprise des hostilités au Nicaragua en
lui demandant de ne plus faire couler le sang des Nicaraguayens. Les nouvelles attaques de la Contra sont à l’origine de la rupture du cessez-lefeu décrété unilatéralement par Managua en mars 1988.
Le cardinal Obando Bravo s’est en outre déclaré disposé à coopérer pour
le rétablissement de la paix au Nicaragua, et en particulier lors de la
réunion des 6 et 7 novembre prochains proposée par Daniel Ortega et qui
devrait notamment réunir les Gouvernements nicaraguayen, hondurien, la commission chargée de la vérification de l’accord de paix d’Esquipulas II ainsi que la Contra qui dispose toujours au Honduras d’environ 13’000 hommes
armés.
Parallèlement à l’appel du cardinal Obando Bravo à la Contra, le viceprésident du Nicaragua, Sergio Ramirez, a accusé cette dernière de vouloir
intimider les paysans avant les élections. Il demande à l’opposition et à
la candidate de l’Union nationale d’opposition (UNO) à la présidence, Violeta Barrios de Chamorro, de se prononcer contre "les crimes de la Contra
et de cesser d’inventer des prétextes pour justifier son appui aux agissements de ce mouvement". La candidate de l’UNO, soutenue financièrement dans
sa campagne par Washington, a par ailleurs commencé lundi un voyage de 15
jours qui la conduira aux Etats-Unis et en Europe. Bien que pas encore confirmée par la salle de presse du Vatican, une audience pourrait lui être
accordée par le pape. (apic/ann/pr)