Managua, 2novembre(APIC) Le cardinal Obando y Bravo, archeveque de Managua, s’est à nouveau prononcé pour la levée de l’état d’urgence au Nicaragua et a demandé une amnistie généreuse. C’est par de tels pas que l’on
peut faire avancer le processus de réconciliation nationale dans le pays,
a-t-il déclaré dimanche au cours de son homélie de la Toussaint dans une
église de Managua.
Le cardinal Miguel Obando y Bravo, qui a été appelé par le président Daniel Ortega à la tete de la Commission nationale de réconciliation mise sur
pied à la suite des accords de paix de Guatémala City (Esquipulas II), a
souligné l’urgence d’une amnistie "aussi large que possible" ainsi que des
négociations directes avec les rebelles de la "contra" en vue d’un accord
de cessez-le-feu. Le gouvernement du président Ortega a pour le moment toujours refusé une telle éventualité, arguant que les "contras" sont des
"créatures de Washington", recrutées, dirigées et financées par la CIA et
l’administration Reagan. Le gouvernement nicaraguayen s’est à plusieurs
reprises prononcé pour des négociations directes avec les Etats-Unis.
La Commission nationale de réconciliation doit se réunir à nouveau mardi
3 novembre et le cardinal Obando espère qu’à cette occasion il recevra une
réponse officielle au sujet d’un dialogue avec la "contra", dont il a
rencontré des responsables il y a une dizaine de jours à New York. Quelque
3’000 personnes, convoquées par des partis et syndicats d’opposition, ont
d’ailleurs manifesté dimanche dans les rues de Managua pour la réalisation
des accords de paix en Amérique Centrale et pour une amnistie générale.
(apic/kna/be)