Managua, 28mars(APIC) Le cardinal Miguel Obando y Bravo, archevêque de
Managua, a demandé au gouvernement des Etats-Unis de mettre fin à l’embargo
économique imposé au Nicaragua. Au cours d’une conférence de presse tenue
dans la capitale Managua, le prélat a déclaré que le boycott économique ordonné en mai 1985 par l’administration Reagan était l’une des causes principales de l’effondrement économique du pays. La levée de l’embargo serait
un pas vers la paix, a-t-il ajouté.
Le cardinal Obando y Bravo a encore affirmé que la guerre civile était
quasiment terminée au Nicaragua et que le cessez-le-feu intervenu il y a
une année avait été la première étape vers la fin de l’effusion de sang.
Durant les huit ans de guerre entre l’armée gouvernementale et les rebelles
de la "contra", près de 50’000 personnes ont trouvé la mort, dont de
nombreux civils victimes d’embuscades et d’attaques indiscriminées.
Mgr Pablo Antonio Vega, évêque de la prélature territoriale de Juigalpa,
au Nicaragua, a nommé un prêtre allemand, l’abbé Bernhard Hombach, comme
nouveau vicaire général de Juigalpa. Prêtre du diocèse de Paderborn, B.
Hombach est en Amérique latine depuis 1963 et au Nicaragua depuis 1987.
L’évêque de la prélature de Juigalpa, qui était à l’époque vice-président
de la Conférence épiscopale, avait été expulsé du Nicaragua en juillet 1986
après avoir déclaré ouvertement sa sympathie pour la contra, affirmant que
les insurgés se battaient "pour la restauration des droits de l’homme" dans
son pays et exprimé sa compréhension pour une éventuelle intervention militaire des Etats-Unis.
Contrairement à Mgr Bismarck Carballo, qui avait été expulsé à la même
époque par les sandinistes et qui a pu depuis rentrer au pays, Mgr Vega
avait déclaré à plusieurs reprises qu’il ne souhaitait pas rentrer pour le
moment. Dix prêtres étrangers expulsés en juillet 1984 viennent d’autre
part de recevoir l’autorisation de retourner au Nicaragua. Après plusieurs
années de tensions entre la hiérarchie de l’Eglise catholique et le régime
sandiniste, les réformes annoncées par le président Daniel Ortega ont été
saluées par Mgr Bismarck Carballo. Celui-ci a considéré que le retour des
missionnaires expulsés était un "signe positif", "mais il reste beaucoup à
faire pour parvenir à une normalisation définitive dans le pays".
(apic/kna/cic/be)