Rome, 27décembre(APIC/CIP) C’est dans un climat d’insécurité que se
déroulent les Fêtes au Nicaragua et au Salvador. Dans ces deux pays, confrontés à la guerre civile, on n’est en effet pas parvenu à un cessez-lefeu.
Le cardinal Miguel Obando Bravo, archevêque de Managua (Nicaragua) et
médiateur entre la Junte Sandiniste et la Contra, a déclaré à Saint-Domingue, ou se déroulent les négociations, que le "dialogue indirect" entre les
deux parties était reporté du 7 au 10 janvier, un report qui, a-t-il
précisé, ne doit pas être assimilé à une rupture.
Au Salvador, la situation s’est détériorée suite à l’échec des négociations entamées début octobre entre le gouvernement du Président Duarte et
les mouvements de guérilla. Mgr Rosa Chavez, évêque auxiliaire de San Salvador, a confirmé cet échec tout en ajoutant qu’un cessez-le-feu de facto
n’était pourtant pas à exclure. On peut donc sans doute s’attendre à une
réduction des actions militaires, comme ce fut le cas les années précédentes. Le prélat a fait état d’une grande méfiance entre les parties en conflit, dont chacune veut affirmer sa puissance par les armes. Dans ce contexte, il est bien difficile de réunir leurs représentants autour d’une
table de dialogue, a-t-il déploré.
Mgr Rosa Chavez a confirmé aussi que l’archevêque de la capitale, Mgr
Rivera y Damas avait reçu ces jours derniers des menaces de mort. Il a indiqué que les évêques salvadoriens avaient, face à la situation en cours,
publié un document ou ils réaffirment leur appui à l’archevêque et font une
analyse de la situation difficile que traverse le pays, en attirant notamment l’attention sur le déclin moral et en disant leur espoir d’un retour
aux valeurs fondamentales, à commencer par le respect de la vie humaine.
Noël, a déclaré Mgr Rosa Chavez, est la Fête d’une grande espérance et,
comme l’a indiqué le pape tout récemment, la Fête de l’homme. La paix est
possible, a-t-il conclu, mais elle est un don de Dieu, et c’est un devoir
pour chacun de la conquérir et de la défendre. (apic/cip/bd)
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