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    après l’assassinat de deux religieuses

    Nicaragua : condamnation de l’Eglise (0401290)

    La "contra" rejette toute responsabilité

    Managua, 4janvier(APIC) Le cardinal Miguel Obando y Bravo, archevêque de

    Managua et président de la Commission de réconciliation nationale, a condamné l’attaque qui a coûté la vie dans la nuit de lundi à mardi à deux religieuses, Soeur Maureen Courtney (et non Cornier comme indiqué d’abord par

    les autorités de Managua), d’origine américaine, et Soeur Teresa Rosales,

    Nicaraguayenne. Mgr Obando y Bravo a réaffirmé que l’Eglise était en faveur

    de la défense du droit à la vie.

    La "contra" antisandiniste à Miami pour sa part rejeté la responsabilité

    de l’attentat sur les troupes gouvernementales, tandis que Virgilio Godoy,

    un ancien membre du gouvernement qui se présente maintenant sur le "ticket"

    de l’opposition (UNO) aux élections présidentielles, a également accusé les

    sandinistes. La "contra", qui a déjà fait des attentats qui ont causé la

    mort de membres de l’Eglise, ne revendique habituellement pas les attaques

    qui causent la mort de ressortissants étrangers - elle a assassiné déjà une

    dizaine de coopérants, dont les Suisses Maurice Demierre et Yvan Leyvraz pour éviter de perdre le financement américain.

    Les deux religieuses ont été tuées dans une embuscade tendue par une

    quinzaine de rebelles antisandinistes près de la ville de Puerto Cabezas,

    sur la Côte Atlantique du Nicaragua, selon Managua. L’évêque auxiliaire de

    Bluefields, Mgr Pablo Schmitz Simon, capucin originaire des Etats-Unis, a

    été blessé, ainsi qu’une religieuse d’origine indienne (miskita), Soeur

    Francisca Colomer. Interrogé à l’hôpital sur les agresseurs, Mgr Schmitz

    n’a pu donner l’identité de ceux qui ont ouvert le feu.

    La presse nicaraguayenne a consacré mercredi sa première page à cette

    attaque de la "contra", la première de cette dimension depuis le début de

    l’année. Le gouvernement affirme que les rebelles - qui auraient dû être

    désarmés en décembre dernier - vont reprendre leurs attaques, car ils se

    sentiraient "encouragés à augmenter leurs actions terroristes" à la suite

    de l’intervention américaine pour renverser Noriega au Panama.

    Le porte-parole de la Maison Blanche, Marlin Fitzwater, a pour sa part

    fermement dénoncé "cette attaque scandaleuse" et exprimé ses condoléances

    pour les victimes de cet "incident tragique". Il a affirmé que le

    gouvernement nicaraguayen n’avait aucune preuve que l’attentat avait été

    perpétré par la guérilla. (apic/com/be)

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