Des mouvements comme ceux présents à Baar - d’ailleurs tous reconnus par l’Eglise - montrent que l’Eglise n’est pas seulement composée de prêtres et d’évêques, mais aussi de laïcs, a commenté Mgr Gächter. Dans un bref exposé placé sous le thème "des tensions entre les paroisses et les mouvements", l’évêque auxiliaire de Bâle a admis que si, par le passé, on enregistrait effectivement de telles tensions, celles-ci tentent aujourd’hui à s’estomper, comme les méfiances naguère perçues. "Chaque mouvement est ouvert à tous, connaît ses tâches et ses limites. Aucun de ceux-ci pense qu’il est ’le chemin’, contrairement aux sectes, qui se considèrent, elles, comme le seul et unique chemin", a conclu Mgr Gächter.
Dans un autre exposé, Urban Camenzin, du "Renouveau dans l’Esprit Saint" a relevé qu’il n’y a ni tension ni dualité entre charismatique et Eglise hiérarchique et institutionnelle. "Il n’y a pas opposition, a-t-il estimé, mais complémentarité".
Une affirmation partagée Mgr Pierre Bürcher. "L’explosion et l’expansion des nouveaux mouvements ecclésiaux est une réalité inattendue dans l’Eglise d’aujourd’hui", a-t-il constaté, avant d’admettre que les mouvements sont encore trop peu connus aujourd’hui. Pour lui, tous ont la mission de travailler à leur unité dans la diversité, ce qui exige aussi beaucoup de doigté dans le discernement de la part des autorités ecclésiales et le besoin de liberté à laisser aux mouvements pour leur épanouissement. "Il s’agit d’écouter ce que l’Esprit dit à l’Eglise. (apic/pr)