Lettre ouverte de "Terre des Hommes" aux chefs d’Etat et de gouvernement
Genève, 28septembre(APIC) Dans une lettre ouverte adressée aux chefs
d’Etat et de gouvernement qui participeront à New-York les 29 et 30 septembre au Sommet mondial de l’enfance, la "Fédération internationale Terre des
Hommes" et la "Fondation Terre des Hommes" demandent que cette rencontre
soit autre chose "qu’un événement médiatique" dont le bilan se bornerait à
la simple satisfaction de constater qu’il a eu lieu. Les deux organismes
demandent en outre que les participants à ce Sommet indiquent les moyens
qu’ils entendent se donner pour une application stricte et rapide, dans les
faits, de la Convention des Droits de l’enfant, approuvée par l’Assemblée
générale des Nations Unies le 20 novembre 1989.
Le Sommet mondial pour l’Enfance, relèvent-elles, devrait permettre de
faire progresser la cause de l’enfance dans le monde, à laquelle les deux
mouvements travaillent depuis bientôt 30 ans, avec le statut d’organisations non gouvernementales. Ce Sommet, insiste la lettre, est autre chose
qu’un événement médiatique puisqu’il a pour objet rien moins que l’avenir
de l’humanité lorsqu’on observe, sur le terrain, le destin réservé à des
générations entières d’enfants victimes de la faim, de la maladie, de
l’abandon et de l’exploitation du travail.
Les co-signataires de la lettre attendent des chefs d’Etat et de gouvernement présents à ce Sommet des engagements et un calendrier sur différents points, entre autres: "les budgets de Santé publique et d’Education
doivent refléter l’intérêt que portent les autorités aux habitants âgés de
quinze ans, notamment en comparaison aux budgets militaires; l’application
effective de la législation contre les trafics d’enfants actuellement tolérés et destinés à alimenter de façon illégale l’adoption internationale, la
prostitution ou l’exploitation par le travail de milliers d’enfants".
Enfin, concluent les deux organisations, "Nous attendons de ce Sommet de
claires indications et des engagements devant l’opinion publique mondiale
des moyens que la communauté internationale entend se donner pour que les
150’000 enfants qui naissent chaque jour sur notre Terre aient une chance
de survivre et de voir appliquer les droits élémentaires dont tous les pouvoirs se prévalent dans les discours officiels". (apic/com/pr)