Des experts proposent un manuel de "réconciliation post-avortement"
New York, 14juin(APIC) Dépressions, amertume, tentatives de suicide, cauchemars, colère, troubles psychologiques... les problèmes auquels doivent
faire face de nombreuses femmes après un avortement sont nombreux. Et les
conséquences ont amené des experts du Bureau pour la pastorale de la famille de l’archidiocèse de New York a élaborer un manuel de " réconciliation"
post-avortement".
Le manuel, destiné avant tout aux prêtres, tente en trois principaux
points d’appliquer une méthode "de réconciliation" pour les femmes affectées par le syndrome post-avortement (SPA). Les experts, en s’adressant aux
directeurs spirituels, cernent les principales caractéristiques de ce syndrome, en analysent les effets, afin de définir l’attitude qu’il convient
d’adopter et d’assumer lorsque se présentent des cas concrets.
Les experts, qui insistent sur la valorisation de la personne, mettent
en garde contre l’idée de censure que l’acte pourrait engendrer, et estiment nécessaire, pour parvenir à une "réconciliation", d’entourer l’interlocutrice d’un climat de confiance, dans une ambiance d^hospitalité et amicale. Thérapie à base d’écoute, mais aussi d’appui aux victimes du SPA,
pour permettre à celles-ci d’exprimer librement le vécu de leurs expériences douloureuses. Des suggestions également, à base de questions: "Comment
la grossesse a-t-elle été vécue?"; "ce que le sujet a ressenti un jour
avant l’avortement"; "son sentiment dans la salle d’attente, sur la table
d’opération"; "comment la personne s’est-ele sentie juste après l’avortement?"
La période fondamentale, estiment les experts, commence peu après la réflexion entamée à partir des questions posées, c’est-à-dire à l’instant où
la mère ou le père - si c’est lui qui a préconisé l’avortement - commencent
à reconnaître que l’être "avorté" était réellement une personne humaine.
Une étape difficile, avertissent-ils à l’intention des prêtres, parce que
cette période coïncide précisémment avec le début du SPA. Syndrome qui peut
être surmonté à partir de l’instant où l’un et l’autre acceptent l’enfant
avorté comme "mon fils" ou "ma fille".
Selon les experts, le souvenir douloureux qu’entraîne la prise de conscience de l’acte est tenace et ne peut éventuellement s’atténuer qu’à travers un long cheminement de réflexion. Un travail d’acceptation, en fait,
nécessaire pour faire face aux souvenirs qui assaillent, et non céder à
l’amertume qu’ils engendrent.
Le "Sacrement de réconciliation" est l’un des moyens préconisé par les
experts. "Beaucoup de parents pensent que Dieu ne leur pardonnera jamais.
Et qu’ils porteront cette faute leur vie durant". Pour les experts du Bureau de la pastorale de la famille, "par ce sacrement, la personne reçoit
le pardon" nécessaire. Et la force aussi de devenir témoin, pour aider les
gens dans leurs décisions. (apic/selat/pr)