New Delhi: Soeur Shalini D’Souza justifie la (170292)
"L’Eglise devrait être plus indulgente"
New Delhi, 17 février(APIC) Active au milieu des prostituées du "quartier
chaud" de New Delhi, Soeur Shalini D’Souza, une religieuse catholique âgée
de 53 ans, justifie la New Delhi: Soeur Shalini D’Souza justifie la (170292), en
raison notamment de l’accroissement du sida. Dans une interview accordée à
l’agence de presse catholique asiatique UcaNews, la religieuse, ancienne
provinciale pour l’Inde de la Congrégation des Soeurs de la Charité de
Nazareth, affirme que "l’Eglise devrait être plus indulgente avant de condamner l’usage du condom".
Dans la capitale indienne, il y a, dans la zone concernée, plus de 4’000
prostituées qui vivent dans 85 maisons closes et exercent ce métier de façon forcée, sous la contrainte de proxénètes.
Les prostituées, "l’un des groupes les plus opprimés"
"Les femmes qui s’adonnent à la prostitution sont l’un des groupes les
plus opprimés, spécialement dans le tiers monde; les femmes sont forcées
d’exercer ce métier et ne peuvent échapper aux tenanciers de bordels", affirme la religieuse. Ancienne provinciale des Soeurs de la Charité de Nazareth, Soeur D’Souza a choisi de venir en aide aux prostituées dans le cadre
d’un groupe de volontaires qui fournit de l’aide médicale et distribue aux
prostituées de la ville des préservatifs mis à disposition par le gouvernement. Ce groupe, l’AADM, regroupe des médecins, des juristes et des femmes
militant pour les droits des prostituées, les victimes du sida et les donneurs de sang.
La religieuse indienne, vêtue du traditionnel sari, souligne qu’elle
connaît la position de l’Eglise à ce propos et qu’elle a dû, pour cette
raison, faire un grand effort pour rejoindre ce groupe, mais que son travail aux côtés des prostituées l’a convaincue des graves menaces qu’elles
encourent avec la progression de l’épidémie du sida. Soeur D’Souza, qui dirige le programme pour le développement des femmes à l’Institut Social Indien (ISI) de New Delhi, un institut appartenant aux jésuites, estime que
l’Eglise a besoin de réexaminer la réponse qu’elle donne aux problèmes des
gens selon la réalité environnante, à la place d’avoir des préjugés dictés
par une moralité sexiste". La religieuse pense que si Jésus était venu dans
un "quartier chaud", "il aurait été davantage concernée par la condition de
ces gens que par la loi de la procréation". (apic/ucan/be)