Les Eglises neuchâteloises prêtes à faire
oeuvre de pionnier en matière d’oecuménisme
Neuchâtel, 24juin(APIC) Les trois Eglises reconnues dans le canton de
Neuchâtel (Eglise réformée évangélique, Eglise catholique romaine et Eglise
catholique chrétienne) feront-elles oeuvre de pionnier en matière d’oecuménisme? Les bases sont posées. Avec l’idée d’une "Maison des Eglises", qui
regrouperait les activités des trois Eglises sous un même toit.
Lancé lors de la dernière réunion biennale des Conseils exécutifs des
trois Eglises, ce projet a bel et bien été évoqué.... comme un "rêve" oecuménique, a confirmé jeudi à l’agence APIC le vicaire épiscopal, l’abbé André Duruz.
L’idée d’une "Maison des Eglises" dans laquelle seraient groupés les activités des trois Eglises (administration, catéchèse, locaux de réunion,
oeuvres d’entraide, chapelle... a soulevé un intérêt certain. Mais aussi de
de la méfiance... et des réticences. L’initiative de placer la discussion
sur le sujet revient à l’Eglise réformée évangélique. Qui avait tenu à le
faire figurer à l’ordre du jour de la réunion biennale sous le point "Rêver".
Il s’agit bien d’un rêve, pour l’heure tout au moins, confie l’abbé Duruz. Mais qui pourrait faire son chemin, peut-être pas sous la forme d’un
"vaste machin", qui nécessiterait un espace considérable et un financement
plus qu’important. Sans compter qu’un tel bâtiment pourrait ne pas être
bien compris en période actuelle. "Certains ne verraient pas forcément d’un
bon oeil que l’Eglise s’affirme ainsi aussi massivement". Une telle réalisation "n’est pas forcément un bon témoignage de l’Eglise".
Objections, donc, mais convergence en revanche sur le "rêve" de grouper
sous des mêmes toits et dans des maisons différentes certains services communs. "On pourrait grouper par exemple Caritas et le Centre social à un endroit, et dans d’autres des services qui se ressemblent par la définition
de leurs tâches, comme le vicariat épiscopal, le président du Conseil Synodal, l’adiministration des Eglises...", explique le vicaire épiscopal.
Aucune décision, certes, n’a été prise, insiste ce dernier. "Mais l’idée
fait son chemin". D’autant plus, dit-il, que nous avons convenu à ce stade
de la discussion de se concerter à l’avenir sur un certain nombre de choses
touchant de près ou de loin au projet en question. Et même de s’engager,
lorsque qu’une Eglise connaît des problèmes de locaux, à ne pas les chercher chacun de son côté afin d’envisager un début de concrétisation de
l’idée. (apic/pr)