Consentement cookies

Ce site utilise des services tiers qui nécessitent votre consentement. En savoir plus

Aller au contenu
Advertisement
  • Flash Info

    Carême 2026 Découvrez les initiatives diocésaines
    Synode sur la synodalité Les conclusions du processus synodal attendues prochainement
    no_image

    Aider sans récupérer

    Neuchâtel: services funèbres et non-chrétiens (020389)

    Neuchâtel, 2mars(APIC) Si la présence de personnes de confessions non

    chrétiennes ne pose aucun problème du point de vue religieux, des questions

    pratiques peuvent tout de même se poser lors d’un décès. Faut-il un service

    funèbre, et, si oui, ou doit-il avoir lieu, et sous quelle forme? Interpellé à ce sujet par le Centre social protestant (CSP), le Conseil synodal

    de l’Eglise réformée évangélique neuchâteloise (EREN) a diffusé, en ce

    début d’année, une circulaire qui trace le cadre des interventions souhaitées et possibles de l’Eglise.

    Le CSP a été sollicité pour assister dans leur deuil des familles de

    deux personnes de religion bouddhiste. Ces familles souhaitaient que le

    service funèbre soit présidé par un officiant de leur religion, et, par

    souci d’intégration dans leur commune de domicile, que l’Eglise y manifeste

    sa présence. Dans les deux cas, un officiant chrétien était présent et

    s’est manifesté à côté de l’officiant bouddhiste. Comme de telles situations pourraient se produire plus souvent, le CSP souhaitait disposer de

    l’avis de l’Eglise. Une manière de prendre les devants pour assurer ses arrières. Si, par exemple, l’usage d’édifices publics comme les chapelles des

    cimetières ne présente pas de difficultés, d’autres solutions peuvent

    s’avérer nécessaires dans les communes qui en sont dépourvues. Dans sa

    réponse sous forme de circulaire, le Conseil synodal indique que l’accompagnement des familles "fait partie de la diaconie de l’Eglise à l’égard

    des endeuillés" et ajoute qu’"il ne voit aucun inconvénient à ce que les

    paroisses, dans un souci de charité chrétienne, mettent à disposition leurs

    locaux paroissiaux ou leur église pour des cérémonies funèbres".

    Liturgie tout terrain

    Cet encouragement à l’accompagnement a pourtant ses limites: le Conseil

    synodal "ne juge pas indispensable que la présidence d’un tel service funèbre soit assumé par un pasteur ou un diacre". Le CSP se déclare satisfait

    par ses réponses de principe. Il a d’ailleurs rédigé une liturgie susceptible d’être utilisée aussi pour l’ensevelissement d’un membre de l’Eglise,

    mais dont le préambule clarifie les choses quant aux convictions de la personne décédée. "Nous ne voulons pas avoir l’air de faire de la récupération, commente le pasteur Francis Berthoud, directeur du CSP. Ce n’est

    d’ailleurs pas un problème nouveau: les pasteurs des paroisses sont assez

    souvent sollicités pour le service funèbre de personnes détachées de

    l’Eglise ou de convictions athées. Il s’agit alors de déclarer clairement,

    au cours du service, que le décédé ne partageait pas la confession de foi

    chrétienne".

    De fait, le CSP est un indispensable facteur d’intégration pour les

    réfugiés notamment, et la religion n’a jamais constitué un obstacle. Cette

    intégration est souvent facilitée aussi par des laïcs, proches des réfugiés

    dans leurs communes de domicile. Francis Berthoud rappelle que, du point de

    vue théologique, il n’est nullement indispensable que le service funèbre

    soit célébré par un ministre consacré par l’Eglise. Au siècle dernier encore, il n’était pas rare que les cérémonies funèbres soient présidées par

    des laïcs, souvent l’instituteur du village. (apic/spp/pr)

    Centre catholique des médias Cath-Info

    Les droits de l'ensemble des contenus de ce site sont déposés à Cath-Info. Toute diffusion de texte, de son ou d'image sur quelque support que ce soit est payante. L'enregistrement dans d'autres bases de données est interdit.

    Actualités liées

    Articles les plus lus