Neuchâtel: les Eglises du canton pensent au budget (100991)
Neuchâtel, 11septembre(APIC) On ne change pas une formule qui gagne. "He!
Votre Eglise vous appelle pour être toujours là quand vous l’appelez. Votre
contribution lui est indispensable". Tel est le nouvel appel des trois
Eglises reconnues - l’Eglise catholique romaine, l’Eglise catholique chrétienne et l’Eglise réformée évangélique - lancé à l’adresse des Neuchâtelois. Un appel visible sur les affiches placardées dès cette semaine sur
les murs du canton, et qui ouvre la nouvelle campagne destinée à sensibiliser les chrétiens du canton dans le but de combler le déficit financier redouté. Une campagne qui avait du reste porté ses fruits l’an dernier.
Les modalités de cette opération et les raisons de cette campagne ont
été rappelées mardi à Neuchâtel au cours d’une conférence de presse donnée
en présence des responsables des trois Eglises. L’Etat ayant baissé sa fiscalité de 8% dès 1990, le "manque à recevoir" pour les Eglises par le biais
des contributions ecclésiastiques, évalué à 900’000 francs, devait être
comblé d’une façon ou d’une autre.
Plutôt que d’augmenter le taux, elles ont accepté le défi d’élargir le
cercle de leurs contribuables volontaires. La campagne par affiches, lettres de sensibilisation, articles et messages dans les médias a permis de
combler le "trou annoncé" à quelque 120’000 francs près. Le résultat de la
campagne 1990 est donc considéré comme remarquable.
Du côté réformé, on note avec satisfaction un nombre de déclarations de
protestantisme accru de quelque 1’200 unités, des contributions passant de
42,6% à 43,5% de la population protestante et des rentrées améliorées en
chiffres absolus. Constatations semblables chez les catholiques romains
puisque le nombre des contributions passe de 23,8% à 24,6%). Une légère
baisse est en revanche constatée du côté de l’Eglise catholique chrétienne,
proportionnellement la plus petite des trois Eglises reconnues.
La campagne lancée l’an dernier s’est terminée en janvier. Et c’est avec
un budget de 41’000 francs qu’elle est relancée cet automne, avec, premiers
signes visibles, les affiches et le "He" interpellateur imprimé sur fond
vert. (apic/com/pr)