"Une visée plus nettement ecclésiastique"
Neuchâtel, 28janvier(APIC) L’édition neuchâteloise du mensuel romand "La
Vie protestante" a fait peau neuve pour son édition de janvier qui sera
distribuée dès vendredi 29 janvier. En réalité, même si le nom reste, il
s’agit d’un produit tout différent : demi-format offset couleurs et papier
glacé. Il en coûtera plus de 320’000 francs par année à l’Eglise réformée
évangélique du canton de Neuchâtel (EREN), soit trois fois plus que l’ancienne formule.
Editée le Groupement neuchâtelois de "La Vie protestante", la nouvelle
"VP" veut, selon ses promoteurs, "se poser en concurrent valable et amical"
de la "VP" mensuelle traditionnelle des autres cantons et contribuer ainsi
à la renouveler. Mais, a précisé jeudi à Neuchâtel M. Jean-Jacques Beljean,
président du Conseil synodal de l’EREN, lors la présentation de la nouvelle
formule, "on ne veut pas couler la presse protestante romande, mais la renforcer en la rendant plus attrayante".
Le Synode de l’Eglise réformée évangélique du canton de Neuchâtel (EREN)
l’avait décidé lors de sa session du 24 juin dernier : l’EREN devait éditer
dès janvier 1988 un nouveau mensuel, en remplacement des deux éditions neuchâteloises (Montagnes et Vignoble) du mensuel romand "La Vie protestante".
La "VP" nouvelle sera dans la boîte aux lettres de tous les foyers protestants du canton ce vendredi. Distribuée gratuitement à 35’000 exemplaires qui toucheront en moyenne près de 90 % des membres de chaque paroisse -, la
"VP" nouvelle formule sera financée le temps du lancement (20 numéros sur
deux ans) par la Caisse centrale de l’EREN (39%) et par les paroisses
réformées (61%). A la fin de la période de lancement, l’ensemble du projet
et son financement seront rééxaminés.
Répondant aux reproches des promoteurs de la nouvelle "VP" neuchâteloise
selon lesquels la "VP" traditionnelle "se disperse un peu trop dans le sociologique", M. Freddy Klopfenstein, directeur de la "Vie protestante" à
Genève, admet que le projet neuchâtelois "a une visée plus nettement ecclésiastique". Ainsi, fait-il remarquer, dans ce premier numéro, il n’y a pas
de questions politiques, sociales ou proprement culturelles. M. Klopfenstein estime que l’exemple neuchâtelois devrait rester sans suite, d’abord
à cause du prix (au moins trois plus cher) et aussi parce que la "VP" traditionnelle a également choisi d’améliorer sa présentation à partir de ce
mois-ci. L’exemple neuchâtelois a tout de même posé question aux autres
groupements régionaux de la "VP", et a surtout renchéri le produit, le
départ neuchâtelois ayant fait baisser le tirage de l’édition traditionnelle. Mais plutôt que d’avoir de la couleur et du papier glacé, ils ont souhaité plus de matière rédactionnelle. (apic/be)