Katmandou, 14mai(APIC) Les Népalais pourraient bénéficier dans peu de
temps de la liberté religieuse, s’ils en croient la promesse faite le 7 mai
dernier par le premier président du Congrès népalais, Ganesh Man Singh, devant l’assemblée de la communauté des chrétiens Népalais, qui groupe toutes
les Eglises protestantes du pays. Cette promesse fait suite à l’annonce
d’élections libres par le roi Birendra et se situe dans un contexte d’ouverture du pays à la démocratie.
Le politicien de l’opposition Singh s’appuie sur les dires du premier
ministre Krishna Prasad Bhattaral. Le ministre du travail Julum Shakya,
présent à l’assemblée de la communauté des chrétiens népalais, a quant à
lui assuré que la nouvelle Constitution du pays défendrait toutes les confessions religieuses: "Ce pays de 18 millions d’habitants n’est pas seulement un pays d’Hindous, il est aussi celui de bouddhistes, de musulmans et
de chrétiens".
90% des Népalais sont hindous, 5% bouddhistes et 3% musulmans. Le pays
compte quelque 25’000 chrétiens, dont environ 2’000 catholiques. En 1988,
126 personnes attendaient d’être jugées parce qu’elles s’étaient converties
à une confession chrétienne, tandis que plus de cent convertis se trouvaient en prison. En 1989 d’autres groupes de convertis à Bhimpedi et Chandragadi avaient été condamnés à des peines de prison. Encouragés par la
"révolution populaire", quelques chrétiens ont célébré Pâques publiquement
pour la première fois cette année.
Le Père jésuite Juan Cabral fut le premier missionnaire à traverser le
Népal. Des capucins le suivirent sur la route de Lhassa, au Tibet. C’est en
1715 que les capucins fondent leurs premières maisons à Katmandou, où la
première église est construite en 1760. En 1810 les capucins quittent le
Népal et il faudra attendre 141 ans, jusqu’en 1951, pour voir le retour des
jésuites. La mission "sui iuris" du Népal est érigée canoniquement le 7 octobre 1983. Un an plus tard le pape nomme supérieur un indigène, le jésuite
Anthony J. Sharma. (apic/ifd/ucan/am/cor)