Le Premier ministre indien, Narendra Modi, s’est réjoui, le 30 septembre 2019, de la canonisation de la religieuse indienne Marie Thérèse Chiramel Mankidyan (1876-1926), qui sera célébrée le 13 octobre, à Rome. Cet hommage tombe alors que les persécutions religieuses en Inde connaissent une nouvelle recrudescence.
Dans son
allocution radiophonique mensuelle Mann
Ki Baat (Voix du cœur), Narendra Modi a déclaré que cette canonisation était
une source de fierté pour tous les Indiens. Sœur Lissy, membre de la
congrégation des Sœurs de la Sainte Famille de Thrissur fondée par la nouvelle
sainte a confié à l'agence catholique ucanews
que les religieuses sont "reconnaissantes des propos du Premier ministre sur
notre fondatrice. Nous sommes très heureuses".
Sœur Marie Thérèse Chiramel est née au Kerala dans une famille d’origine noble. C’était une mystique qui a vécu une vie de prière, de jeûne et de pénitence. Elle est reconnue pour ses œuvres de charité, en particulier pour son amour envers les plus pauvres. Beaucoup d'Indiens voient en elle une forte ressemblance avec Mère Teresa de Calcutta. Elle a été béatifiée le 9 avril 2000 par Jean Paul II. Plus de trois cents religieuses de la congrégation se rendront à Rome pour la canonisation. La plupart d’entre elles viennent du Kerala, mais beaucoup d’autres seront là de différents couvents à travers le pays.
Les violences contre les chrétiens ne faiblissent pas
La
réaction positive du chef du gouvernement indien est vue comme un signe
d’ouverture envers la communauté chrétienne. Pourtant, depuis son arrivée au
pouvoir, les violences contre la minorité chrétienne ont augmenté. Selon
l’association Persecution Relief, qui contrôle les cas d’agressions et
de harcèlement, 477 cas de violence ont été enregistrés en 2018, au cours
desquels dix églises ont été brûlées et 97 attaquées. L’État le plus touché par
les persécutions est l’Uttar Pradesh, dans le nord de l’Inde, avec 129 cas de
violences enregistrés. (cath.ch/eda/ucanews/mp)