Consentement cookies

Ce site utilise des services tiers qui nécessitent votre consentement. En savoir plus

Aller au contenu
Advertisement
  • Flash Info

    Carême 2026 Découvrez les initiatives diocésaines
    Synode sur la synodalité Les conclusions du processus synodal attendues prochainement
    no_image

    Les Napolitains s’attendent à de nouveaux malheurs

    Naples: saint Janvier en retard au rendez-vous (070591)

    Naples, 7mai(APIC) Le miracle que les Napolitains attendaient avec anxiété a fini par se produire lundi 6 mai à 18 heures, mais avec deux jours de

    retard: le sang de saint Janvier, le patron de la ville de Naples, s’est

    enfin liquéfié.

    La tradition veut que le miracle de la liquéfaction se répète deux fois

    par an: le 19 septembre, fête de saint Janvier, et le samedi qui précède le

    premier dimanche de mai, date du transfert en 1479 des restes de saint Janvier de Montevirgine (Avellino) à Naples.

    Samedi dernier, le miracle attendu ne s’est pas produit, malgré la

    ferveur de la foule en prière. L’archevêque de Naples, le cardinal Michele

    Giordano, avait rassuré les fidèles. Il ne faut pas voir là un mauvais

    présage, avait-il expliqué, mais plutôt "une pressante invitation à la

    conversion", le miracle étant un signe de la bienveillance divine qu’on ne

    peut recevoir qu’au prix d’un renouvellement intérieur, surtout dans une

    ville qui connaît tant de problèmes, dont les plus criants sont la violence

    meurtrière de la "camorra", la mafia locale, le chômage, l’école

    buissonnière...

    Les fidèles s’étaient remis en prière dimanche, sans plus de résultat.

    Et c’est finalement avec un soulagement quelque peu teinté d’inquiétude

    qu’ils ont accueilli lundi soir le renouvellement du prodige, lorsque le

    sang contenu dans deux burettes est enfin devenu liquide.

    Quand le miracle n’a pas lieu ou se produit avec retard, les Napolitains

    y voient un funeste présage. La chose s’est produite en 1980, lorsque le

    sang ne se liquéfia que partiellement: la région fut touchée le 23 novembre

    par un séisme qui fit des milliers de victimes. Un exemple bien plus lointain est resté dans toutes les mémoires: le 6 mai 1656, le sang présentait

    des signes inquiétants. Quelques jours plus tard, la peste ravageait la

    ville, faisant 400’000 morts. Six ans après, le 6 mai 1662, c’est l’évêque

    qui avait égaré les clés de la niche où est conservé le reliquaire du

    saint. Il fallut crocheter la serrure, et le sang ne fut cette année-là encore qu’imparfaitement coagulé. L’été suivant, une pluie diluvienne causait

    de graves dommages à l’agriculture locale.

    Même les tifosi napolitain s’en remettent à saint Gennaro. Et ils ne furent pas autrement étonnés, en 1988, de la victoire in extremis dans le

    calcio de l’AC Milan au détriment de l’équipe de Maradona, à laquelle le

    titre paraissait ne plus pouvoir échapper. (apic/cip/jt/pr)

    Centre catholique des médias Cath-Info

    Les droits de l'ensemble des contenus de ce site sont déposés à Cath-Info. Toute diffusion de texte, de son ou d'image sur quelque support que ce soit est payante. L'enregistrement dans d'autres bases de données est interdit.

    Actualités liées

    Articles les plus lus