et regrets dans le document "Magistère et Peuple de Dieu"
Namur, 12juin(APIC) Lieu de rencontre et d’échange du laïcat catholique
de Wallonie et de Bruxelles, le Conseil Général de l’Apostolat des Laïcs
(C.G.A.L.) a adopté le 9 juin un document destiné à améliorer la perception
du magistère au sein du Peuple de Dieu. Les laïcs francophones de Belgique
se réjouissent du succès de l’enquête réalisée par un magazine sur le thème: "Quelle Eglise souhaitons-nous pour l’an 2000 ?", mais ils expriment
aussi certains regrets comme la non réalisation, cette année, de la session
de formation théologique et la décision de ne plus confier au séminaire
Cardijn la formation de séminaristes issus de milieux populaires.
Le document, de 17 pages, adopté par l’Assemblée générale du C.G.A.L. à
l’unanimité des votants moins quatre abstentions traite successivement de
la définition du magistère, de son exercice, du malaise provoqué par une
certaine perception du magistère, enfin de propositions concrètes concernant le langage et le style des documents du magistère, leur oportunité,
leur élaboration et leur communication.
Le C.G.A.L. a exprimé sa satisfaction à la suite du succès considérable
obtenu par l’enquête réalisée en collaboration avec le magazine "L’Appel"
sur le thème: "Quelle Eglise souhaitons-nous pour l’an 2000 ?" Les résultats de cette enquête seront publiés dans le numéro de septembre du magazine, avec des commentaires d’un sociologue et du cardinal Gottfried Danneels, archevêque de Malines-Bruxelles. Ils seront prolongés, dans le numéro
suivant, par une analyse du C.G.A.L.
Deux doléances
Par contre, le Conseil Général regrette que la session annuelle de formation théologique organisée par les diocèses francophones ne puisse avoir
lieu cette année. Une telle session, qui réunissait habituellement entre
200 et 300 prêtres et laïcs durant une semaine à Blankenberge est importante pour promouvoir la prise de responsabilité commune dans l’Eglise.
Quant à la décision de ne plus confier au séminaire Cardijn la formation
de séminaristes issus de milieux populaires, les membres du C.G.A.L. ont
été informés que plusieurs chrétiens avaient envoyé au cardinal Danneels
une carte exprimant leur étonnement et leur tristesse. Ces chrétiens continuent de s’interroger également sur la poursuite de la formation des laïcs
proposée par le séminaire de Jumet. Le Comité de politique générale du
C.G.A.L. qui reste en fonction jusqu’en décembre prochain, a aussi prévu
une démarche à ce propos.
Après la nouvelle loi sur l’avortement
L’Assemblée du laïcat catholique a par ailleurs eu l’occasion de réfléchir
sur la récente loi de dépénalisation partielle de l’avortement et sur la
déclaration des évêques de Belgique à ce sujet. Les membres de l’assemblée
sortante ont été informés des propositions formulées par cinq mouvements
d’inspiration chrétienne pour promouvoir les structures d’accueil dont il
est question dans la nouvelle loi.(apic/cip/ba)