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    La Rencontre met en avant le rôle de la religion dans ce combat

    Nairobi: Conférence internationale sur l’excision des fillettes

    Nairobi, 26 septembre 2004 (Apic) Une Conférence internationale sur les mutilations génitales féminines (excision) a condamné cette pratique et donné son soutien aux responsables religieux qui luttent contre cette coutume, qui mutile nombre de jeunes filles et cause parfois leur décès.

    "Les responsables religieux qui luttent pour l’éradication de l’excision et ceux qui se sont fermement exprimés pendant la Conférence doivent être soutenus et encouragés", ont déclaré les participants à ce colloque, comme le rapporte l’agence oecuménique internationale ENI, du Conseil oecuménique des Eglises (COE), basé à Genève. La Conférence internationale a émis une liste de 11 recommandations à l’issue de son Congrès, qui s’est tenu jusqu’au 18 septembre à Nairobi.

    Chaque année plusieurs centaines de très jeunes Kenyanes, selon des statistiques de l’UNICEF, subissent encore l’excision, ou mutilation génitale féminine. L’excision est associée à des risques mortels pour la santé, tels que l’hémorragie, l’infection et l’état de choc, entre autres.

    Matériel non stérilisé et risque de sida

    De plus, selon le médecin kenyan, le Dr O. Oburu, dans la plupart des cas, le matériel utilisé par les communautés locales au cours de l’excision n’est pas stérilisé et les "initiées" peuvent être infectées par le sida. Cette pratique se poursuit, malgré les efforts concertés des associations chrétiennes, des ONG et des autorités.

    L’excision est directement liée à l’Afrique et touche 28 pays. Chaque année, ce sont 2 millions d’enfants qui sont exposés à ce risque. Les jeunes filles de Somalie, à Djibouti et au Soudan sont proportionnellement les plus excisées. La situation en Ethiopie et au Mali est aussi préoccupante, bien que moindre (apic/eni/allafrica/vb)

    Centre catholique des médias Cath-Info

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