Myanmar: Ammesty International dénonce: (091291)
Berne, 9décembre(APIC) Selon Ammesty Intenational, le gouvernement
militaire du Myanmar (ex-Birmanie) mème actuellement une campagne destinée
à anéantir les opposants. Au moins deux cents personnes ont été arrêtées
dans les sept premiers mois de l’année parfois uniquement pour avoir parlé
la "mauvaise" langue ou hissé le mauvais "drapeau". Le conseil militaire du
pouvoir à promulgué de nouvelles lois destinées à éliminer de la vie
politique les personnes élues démocratiquement l’an dernier. Ammesty
International a déjà recensé plus de 1’500 prisonniers politiques depuis
1988.
La plus connue de ces opposants est Mme Aung San Suu Ky, récente
lauréate du prix Nobel de la paix et dirigeante de la ligue nationale pour
la démocratie (LND) qui a remporté une majorité écrasante aux élections de
l’année dernière. Mme Aung San Suu Ky est en résidence surveillée depuis
1989.
Les militaires, bien qu’ayant organisé les élections refusent toujours
de remettre le pouvoir à un gouvernement civil. Les décrets militaires
contiennent des dispositions très vagues qui permettent d’accuser de
trahison des personnes qui se sont déclarées favorables à une passation non
violente du pouvoir. Les militaires ont mis en garde les opposants en
déclarant qu’ils "écraseraient tout ennemi qui se préparerait à nous
attaquer". Lors de la réouverture des Universités, au début de l’année, les
étudiants ont du signer un engagement à ce que les mouvements de
protestation ne se reproduisent pas sur les campus.
Bon nombre des personnes arrêtées sont des membres de la LND élus ou
parlement. Une quarantaine de personnes ont été condammnés à des peines
allant jusqu’a vingt-cinq ans de prison pour haute trahison au terme de
procès totalement inéquitables, estime Ammesty International. (apic/com/mp)