Maputo, 18 septembre (APIC) Jean Paul II s’est rendu dimanche matin 18 septembre, peu après 8 heures, à l’hôpital central de Maputo ou il a visité
les malades mais en particulier les victimes de la guerre. S’adressant à
ceux qui souffrent de maladie, à l’hôpital et à la maison, à ceux qui
souffrent dans les camps de réfugiés ou d’exilés, aux victimes de la faim,
aux enfants sans assistance ou sans affection, le pape a rappelé la
souffrance du Christ et fait notamment référence à l’exemple du bon samaritain.
A 10 heures, le pape a célébré une messe dans un stade de Maputo, dans la
capitale du Mozambique. Durant la messe, Jean Paul II a déclaré aux fidèles
qu’il faut prier afin qu’au Mozambique aussi, "la justice soit un fruit
produit par la paix, et que le malaise qu’on perçoit soit remplacé par une
activité pour le développement de tout l’homme et de tous les hommes". Le
pape a également parlé de la situation économique, des calamités naturelles
et de la guerre. En parlant des conséquences de cette dernière, il a
déclaré " qu’on ne construit rien avec la violence. On perd beaucoup en revanche". A propos de l’éducation politique, il a demandé un programme politique qui soit clair et qui favorise le progrès social de la population.
"Le dialogue est indispensable", a-t-il précisé, en lançant un appel à la
solidarité mondiale pour le Mozambique. "La paix, de tous ou de personne",
s’est-il exclamé. Pour cela, a dit le pape, une nouvelle philosophie est
nécessaire dans les relations internationales. Une philosophie qui soit inspirée par la solidarité et l’espérance".
Après avoir consacré le Mozambique à la vierge, une rencontre oecuménique s’est déroulée. A cette occasion, le pape a déclaré que la responsabilité commune des chrétiens doit les pousser à faire tout ce qui est possible pour éliminer les divisions qui existent encore entre les chrétiens.
"La crédibilité du message évangélique est lié à l’unité des chrétiens et
les divisions qui existent nuisent à la vitalité et au caractère incisif de
la population". A ce sujet, il a expliqué qu’il y a beaucoup de manière
d’offrir comme chrétiens un témoignage commun: dans le travail , dans le
service caritatif ou dans la promotion des droits humains". D’un autre
côté, le pape a souligné qu’il est dommage que là ou on exhorte à un sérieux effort pour offrir un témoignage commun, d’un autre côté, la division se
complique à cause de la naissance de nouvelles Eglises et de l’augmentation
des sectes.
Vers 16 heures le pape a rencontré une communauté paroissiale d’un quartier populaire de la capitale. Dans son discours, le pape a surtout parlé
de la famille et des menaces qui pèsent sur cette dernière, au Mozambique
et ailleurs dans le monde. Des menaces d’ordre sociale, les conditions humaines de logement ou le manque de secours, des menaces d’ordre morale,
comme la décadence des valeurs traditionnelles ou les menaces d’ordre civile. Il a mis en garde contre les conceptions matérialistes, après avoir
rappelé que si l’Eglise est consciente des graves problèmes posés par la
surpopulation, elle n’en donne pas moins des normes pour faire connaître et
respecter les méthodes naturelles pour régler la fécondité. (apic/jt/pr)