Consentement cookies

Ce site utilise des services tiers qui nécessitent votre consentement. En savoir plus

Aller au contenu
Advertisement
  • Flash Info

    Carême 2026 Découvrez les initiatives diocésaines
    Synode sur la synodalité Les conclusions du processus synodal attendues prochainement
    no_image

    Ouverture oecuménique et transmission de la foi

    Moutier: Mgr Candolfi a fêté dimanche ses 10 ans d’épiscopat (010693)

    Delémont, 1erjuin(APIC) Mgr Joseph Candolfi, évêque auxiliaire du diocèse

    de Bâle, a fêté dimanche à Moutier ses dix ans d’épiscopat, en célébrant

    l’eucharistie de la Pentecôte. Enfant de Moutier, attaché à la cause de

    l’oecuménisme, Mgr Candolfi évoque les faits marquants de son épiscopat.

    Dans une interview accordée à Michèle Fringeli, du Service d’information

    catholique de Delémont, il parle de ses souvenirs, de ses soucis actuels,

    mais aussi de l’affaire du diocèse de Coire. Il rappelle en outre le directoire qui sera envoyé le 8 juin prochain aux évêques, "un véritable manuel

    de pratique oecuménique de l’Eglise catholique".

    Q.: Vous avez été nommé évêque auxiliaire le 3 juin 1983, consacré le

    29 juin. Vous fêtez ces dix ans d’épiscopat à Moutier. Quels sont ou quels

    ont été vos liens avec la Prévôté?

    Mgr Candolfi: J’ai vécu à Moutier depuis l’âge d’un an. Mes classes primaires et secondaires ont donc été prévôtoises. Je m’y suis fait des amis

    qui, pour la plupart, ne sont pas catholiques. En ce qui concerne la paroisse, j’ai communié et confirmé à Moutier. Des liens étroits se sont tissés avec les vicaires, les abbés Theurillat, Matthey, Froidevaux et Mgr

    Cuenin, curé. J’ai participé aux manifestations de la jeunesse. Et comme

    jeune prêtre, je suis retourné très souvent en vacances à Moutier. J’ai dit

    ma première messe dans l’ancienne église catholique, le 6 juillet 1947.

    Q.: Quels ont été les faits marquants de votre épiscopat?

    Mgr Candolfi: La pastorale des migrants et le problème des demandeurs

    d’asile. Jusqu’en 1989, avant que je préside la Conférence des évêques

    suisses, je me suis occupé des migrants. Ils étaient environ 650’000 en

    Suisse: des Italiens, des Espagnols, des Portugais, des Hongrois. Puis je

    me suis engagé à plusieurs reprises pour apporter mon soutien aux demandeurs d’asile.

    Q.: Quelle évolution notez-vous ces dix dernières années dans le diocèse

    de Bâle, en Suisse où vous avez présidé la Conférence des évêques et en Europe où vous avez porté des soucis oecuméniques?

    Mgr Candolfi: Dans cinq ans, dans la partie allemande du diocèse, il y

    aura probablement 120 prêtres de moins qu’aujourd’hui. C’est la raison pour

    laquelle nous sommes contraints de préparer l’avenir. Nous le préparons par

    la mise en place un peu partout d’équipes de doyenné et de secteurs. Comme

    cela a été fait ces vingt dernières années dans le Jura. Nous veillons aussi à une collaboration plus active entre laïcs, prêtres et assistants pastoraux. De façon à ce que l’Eglise puisse poursuivre sa mission au XXIe

    siècle.

    En Suisse, mon temps à la présidence de la Conférence des évêques a

    coïncidé avec l’affaire du diocèse de Coire. Ce qui m’a pris beaucoup de

    temps et d’énergie. A plusieurs reprises, nous avons comparé cette crise au

    Kulturkampf. Nous avons craint que la situation n’empire. Nos efforts ont

    cependant abouti à un premier résultat. Les récentes nominations sont un

    signe de l’action du Saint-Esprit qui conduit l’Eglise à travers ses faiblesses, ses difficultés.

    Par le Conseil des Conférences épiscopales européennes, je suis entré en

    contact avec des évêques de toute l’Europe. J’ai assisté aux derniers moments des régimes communistes et à tout le travail qui se fait dans les autres pays. En décembre 1991, j’ai participé au Synode des évêques sur l’Europe. Là, nous avons pris conscience de la gravité de la situation. A l’Ouest comme à l’Est, les gens se demandent si la vie a encore un sens. Nous

    avons pensé que seul l’Evangile peut apporter à ce monde une transformation, une réponse positive. Redonner courage et force à tous ceux qui sont

    tentés de baisser les bras et même de retourner dans les anciens systèmes.

    Comme chrétiens, nous ne pouvons plus vivre en vase clos, mais au contraire

    avec tous ceux qui nous entourent et qui composent l’Europe.

    Q.: Quels sont les problèmes actuels qui vous tiennent à coeur?

    Ma préoccupation majeure est celle de la transmission de la foi aux générations futures. La voie la plus efficace de cette transmission me semble

    être la pastorale de la famille.

    Mon deuxième souci est celui de la formation des prêtres, des assistants

    pastoraux, des diacres et des laïcs. Une formation qui leur permette de

    vivre leur foi et d’exercer leur ministère dans un monde qui a changé et

    qui change encore.

    Le troisième problème qui me tient à coeur est l’oecuménisme. La semaine

    passée à Rome, j’ai participé à la 5e réunion des évêques responsables de

    l’oecuménisme dans leur pays. Il nous a été rappelé que l’oecuménisme est

    un élément essentiel de la formation de base de tout catholique. C’est un

    devoir essentiel. Le pape l’a souligné dans son discours de clôture.

    En Suisse, je constate une très bonne collaboration entre les responsables des différentes Eglises. Nous nous rencontrons plusieurs fois par

    année. Ce qui fait problème, c’est que nous manquons de laïcs, de prêtres,

    d’assistants pastoraux qui aient une véritable formation oecuménique.

    L’oecuménisme dont on entend parler est bien loin de celui que recommandait le Concile. Un fossé s’est creusé entre les évêques et les fidèles. Du

    côté de la base, on a l’impression que les évêques, qui étaient les locomotives de l’oecuménisme, sont devenus les serre-freins, qu’ils ne prennent

    plus d’initiatives. Du côté des fidèles, on a l’impression que ce qui est

    recherché est une unité superficielle et non pas une unité dans la foi.

    Le 8 juin prochain, un directoire sera envoyé à tous les évêques. Véritable manuel de pratique oecuménique de l’Eglise catholique, il sera un

    appel à une formation oecuménique. Quand nous, catholiques, parlons d’évangélisation, nous devons être conscients que nous ne pouvons rien faire sans

    les autres chrétiens. Nous avons besoin de nous unir pour que notre message

    soit prix au sérieux. (apic/sic/mf/pr)

    Centre catholique des médias Cath-Info

    Les droits de l'ensemble des contenus de ce site sont déposés à Cath-Info. Toute diffusion de texte, de son ou d'image sur quelque support que ce soit est payante. L'enregistrement dans d'autres bases de données est interdit.

    Actualités liées

    Articles les plus lus