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    Une décennie...

    Mot de l’évêque (020190)

    Dans le cours de l’histoire du monde ou comparée aux périodes de l’évolution l’univers, une décennie est un laps de temps infime. Mais dans la

    vie d’un homme, dans le destin de nombreux peuples et l’histoire de l’humanité un période dix ans peut se révéler d’une grande importance et transformer complètement le visage politique d’une partie de la planète. Pensons

    aux huit dernières décennies, pendant lesquelles deux guerres mondiales ont

    fait rage et de grandes révolutions bouleversé des empires et des pays entiers. Pensons en même temps à la souffrance sans fin que de tels événements ont apporté à des millions d’êtres humains, des familles et des peuples entiers.

    Nous sommes à nouveau au début d’une décennie. Pourtant ce nouveau début

    revêt une importance particulière. Avec l’année 1990, nous entrons dans la

    dernière décennie du deuxième millénaire. Dans dix ans nous entrerons dans

    le troisième millénaire de l’histoire du christianisme.

    Beaucoup d’hommes éprouvent une grande peur devant les dix ans du second

    millénaire qui restent. Qui pourrait ne pas les comprendre dans leur détresse ? Ils ont vécu ces derniers temps des changements profonds dans les

    domaines les plus divers. Le développement dans plusieurs domaines ne peut

    plus être embrassé du regard - souvent même par les spécialistes. la peur

    est fondée sur le fait que des forces nécessaires à la vie pourraient

    échapper complètement à l’homme, si bien qu’une catastrophe mondiale serait

    inévitable. Cette peur profonde et souvent panique devant un avenir incertain de même qu’une vision profondément pessimiste du monde, qui lui est

    liée, sont faciles à saisir.

    Et pourtant, nous chrétiens ne devons pas nous abandonner à cette peur

    qui paralyse; car en hommes de foi nous savons qu’en tout temps et à toutes

    les étapes de l’évolution du monde et de son histoire, nous sommes dans la

    main de Dieu, parce qu’il nous aime sans se lasser. Son amour dépasse le

    temps et il est plus fort que toutes les puissances et les formes de violence.

    Les sentiments dans lesquels nous chrétiens nous devons commencer cette

    nouvelle décennie, vraiment importante, sont exprimés dans la bénédiction

    finale de l’Eucharistie du Jour de l’an :

    Bénédiction solennelle pour l’eucharistie du Jour de l’An

    C’est Dieu qui est la source de toute bénédiction.

    Qu’il vous entoure de sa grâce

    et vous garde en elle tout au long de cette année.

    AMEN

    Qu’il nourisse en vous la foi implantée par le Christ,

    qu’il entretienne en vous l’espérance du Christ,

    qu’il vous ouvre à la patience et à la charité du Christ.

    AMEN

    Que l’Esprit de paix vous accompagne partout,

    qu’il vous obtienne ce que vous demanderez

    et vous achemine vers le bonheur sans fin.

    AMEN

    "Dieu, notre Père...,

    garde-nous dans la vraie foi

    une ferme espérance

    et la patience d’une charité inébranlable".

    Nous ne devons pas entrer dans la nouvelle décennie avec paniqués et avec

    peur, mais :

    Nous voulons nous efforcer, sur ce chemin, de "conserver la vraie foi"

    et d’acquérir une foi vivante. Dieu est le Père de tout croyant qui professe la même foi que nous et nous sommes plongés dans son amour. Une foi qui

    est "droite" est une foi orientée par la Parole de Dieu et la saine doctrine, une foi qui dans la sincérité cherche la réponse aux questions pressantes de l’homme de notre temps et les trouve.

    Tous nous faisons aujourd’hui la douloureuse expérience qu’une telle foi

    n’est plus aussi naturelle qu’avant, ni vécue comme avant. Elle est remise

    en question de diverses façons. C’est pourquoi nous sommes provoqués à la

    persévérance et à la fidélité. Dieu ne veut pas nous épargner avant tout

    les difficultés de la foi. Mais nous devons et nous pouvons l’implorer pour

    qu’il nous donne la force de toujours mieux exposer la foi afin que nous

    soyons encore plus profondément enracinés en elle.

    Une telle foi nous offre "une espérance ferme". C’est vrai : beaucoup

    d’événements et d’incidents du monde pourraient nous ravir l’espérance et

    la confiance. Mais si nous restons intérieurement unis à Dieu, nous reconnaîtrons et percevrons les dangers, nous aurons peur, mais nous ne nous découragerons pas et ne douterons jamais, parce qu’en fin de compte notre

    ferme espérance en Dieu ne pourra pas être ébranlée. Celui qui espère toujours et qui dans sa confiance dépasse la peur et le découragement qui paralyse, celui-là est capable d’un amour véritable. Dans la bénédiction finale du Jour de l’An il est question de "la patience d’une charité inébranlable". C’est vrai : l’amour demande aujourd’hui une grande et infinie patience, dans le mariage, l’éducation et l’accompagnement de ceux qui nous

    sont confiés, dans toutes les entreprises communes, dans l’aide à ceux qui

    en ont besoin et dans toute souffrance. Un amour véritable doit être "inébranlable", c’est-à-dire qu’il ne doit par se laisser désécuriser ni égarer

    par les échecs et les déceptions, qui n’épargnent personne.

    Un tel amour, "patient et inébranlable", est partout aujourd’hui au sens

    propre "adapté à la détresse" !

    Entrons avec confiance dans cette nouvelle décennie, la dernière du

    millénaire. Laissons-nous conduire jusqu’au troisième millénaire par la

    joyeuse prière :

    "Dieu, notre Père...,

    garde-nous dans la vraie foi

    dans une ferme espérance

    et dans la patience d’une charité inébranlable".

    Otmar Mäder

    Evêque de Saint-Gall

    Mot de l’évêque (020190)

    Mot de l’évêque (020190)

    Dans le cours de l’histoire du monde ou comparée aux périodes de

    l’évolution l’univers, une décennie est un laps de temps infime. Mais

    dans la vie d’un homme, dans le destin de nombreux peuples et l’histoire

    de l’humanité un période dix ans peut se révéler d’une grande importance

    et transformer complètement le visage politique d’une partie de la planète.

    Pensons aux huit dernières décennies, pendant lesquelles deux guerres mondiales ont fait rage et de grandes révolutions bouleversé des empires et

    des pays entiers. Pensons en même temps à la souffrance sans fin que de

    tels événements ont apporté à des millions d’êtres humains, des familles

    et des peuples entiers.

    Nous sommes à nouveau au début d’une décennie. Pourtant ce nouveau début

    revêt une importance particulière. Avec l’année 1990, nous entrons dans la

    dernière décennie du deuxième millénaire. Dans dix ans nous entrerons dans

    le troisième millénaire de l’histoire du christianisme.

    Beaucoup d’hommes éprouvent une grande peur devant les dix ans du second

    millénaire qui restent. Qui pourrait ne pas les comprendre dans leur

    détresse ? Ils ont vécu ces derniers temps des changements profonds dans

    les domaines les plus divers. Le développement dans plusieurs domaines ne

    peut plus être embrassé du regard - souvent même par les spécialistes. la

    peur est fondée sur le fait que des forces nécessaires à la vie

    pourraient échapper complètement à l’homme, si bien qu’une catastrophe

    mondiale serait inévitable. Cette peur profonde et souvent panique devant

    un avenir incertain de même qu’une vision profondément pessimiste du

    monde, qui lui est liée, sont faciles à saisir.

    Et pourtant, nous chrétiens ne devons pas nous abandonner à cette peur

    qui paralyse; car en hommes de foi nous savons qu’en tout temps et à toutes

    les étapes de l’évolution du monde et de son histoire, nous sommes dans la

    main de Dieu, parce qu’il nous aime sans se lasser. Son amour dépasse le

    temps et il est plus fort que toutes les puissances et les formes de

    violence.

    Les sentiments dans lesquels nous chrétiens nous devons commencer cette

    nouvelle décennie, vraiment importante, sont exprimés dans la bénédiction

    finale de l’Eucharistie du Jour de l’an :

    Bénédiction solennelle pour l’eucharistie du Jour de l’An

    C’est Dieu qui est la source de toute bénédiction.

    Qu’il vous entoure de sa grâce

    et vous garde en elle tout au long de cette année.

    AMEN

    Qu’il nourisse en vous la foi implantée par le Christ,

    qu’il entretienne en vous l’espérance du Christ,

    qu’il vous ouvre à la patience et à la charité du Christ.

    AMEN

    Que l’Esprit de paix vous accompagne partout,

    qu’il vous obtienne ce que vous demanderez

    et vous achemine vers le bonheur sans fin.

    AMEN

    Nous ne devons pas entrer dans la nouvelle décennie avec paniqués et avec

    peur, mais :

    Nous voulons nous efforcer, sur ce chemin, de "conserver la vraie foi"

    et d’acquérir une foi vivante. Dieu est le Père de tout croyant qui professe la même foi que nous et nous sommes plongés dans son amour. Une foi

    qui est "droite" est une foi orientée par la Parole de Dieu et la saine

    doctrine, une foi qui dans la sincérité cherche la réponse aux questions

    pressantes de l’homme de notre temps et les trouve.

    Tous nous faisons aujourd’hui la douloureuse expérience qu’une telle foi

    n’est plus aussi naturelle qu’avant, ni vécue comme avant. Elle est remise

    en question de diverses façons. C’est pourquoi nous sommes provoqués à la

    persévérance et à la fidélité. Dieu ne veut pas nous épargner avant tout

    les difficultés de la foi. Mais nous devons et nous pouvons l’implorer pour

    qu’il nous donne la force de toujours mieux exposer la foi afin que nous

    soyons encore plus profondément enracinés en elle.

    Une telle foi nous offre "une espérance ferme". C’est vrai : beaucoup

    d’événements et d’incidents du monde pourraient nous ravir l’espérance et

    la confiance. Mais si nous restons intérieurement unis à Dieu, nous reconnaîtrons et percevrons les dangers, nous aurons peur, mais nous ne nous

    découragerons pas et ne douterons jamais, parce qu’en fin de compte

    notre ferme espérance en Dieu ne pourra pas être ébranlée. Celui qui

    espère toujours et qui dans sa confiance dépasse la peur et le découragement qui paralyse, celui-là est capable d’un amour véritable. Dans la bénédiction finale du Jour de l’An il est question de "la patience d’une

    charité inébranlable". C’est vrai : l’amour demande aujourd’hui une grande

    et infinie patience, dans le mariage, l’éducation et l’accompagnement de

    ceux qui nous sont confiés, dans toutes les entreprises communes, dans

    l’aide à ceux qui en ont besoin et dans toute souffrance. Un amour véritable doit être "inébranlable", c’est-à-dire qu’il ne doit par se laisser

    désécuriser ni égarer par les échecs et les déceptions, qui n’épargnent

    personne.

    Un tel amour, "patient et inébranlable", est partout aujourd’hui au sens

    propre "adapté à la détresse" !

    Entrons avec confiance dans cette nouvelle décennie, la dernière du

    millénaire. Laissons-nous conduire jusqu’au troisième millénaire par la

    joyeuse prière :

    "Dieu, notre Père...,

    garde-nous dans la vraie foi

    dans une ferme espérance

    et dans la patience d’une charité inébranlable".

    Otmar Mäder

    Evêque de Saint-Gall

    Mot de l’évêque (020190)

    Mot de l’évêque (020190)

    Dans le cours de l’histoire du monde ou comparée aux périodes de

    l’évolution l’univers, une décennie est un laps de temps infime. Mais

    dans la vie d’un homme, dans le destin de nombreux peuples et l’histoire

    de l’humanité un période dix ans peut se révéler d’une grande importance

    et transformer complètement le visage politique d’une partie de la planète.

    Pensons aux huit dernières décennies, pendant lesquelles deux guerres mondiales ont fait rage et de grandes révolutions bouleversé des empires et

    des pays entiers. Pensons en même temps à la souffrance sans fin que de

    tels événements ont apporté à des millions d’êtres humains, des familles

    et des peuples entiers.

    Nous sommes à nouveau au début d’une décennie. Pourtant ce nouveau début

    revêt une importance particulière. Avec l’année 1990, nous entrons dans la

    dernière décennie du deuxième millénaire. Dans dix ans nous entrerons dans

    le troisième millénaire de l’histoire du christianisme.

    Beaucoup d’hommes éprouvent une grande peur devant les dix ans du second

    millénaire qui restent. Qui pourrait ne pas les comprendre dans leur

    détresse ? Ils ont vécu ces derniers temps des changements profonds dans

    les domaines les plus divers. Le développement dans plusieurs domaines ne

    peut plus être embrassé du regard - souvent même par les spécialistes. la

    peur est fondée sur le fait que des forces nécessaires à la vie

    pourraient échapper complètement à l’homme, si bien qu’une catastrophe

    mondiale serait inévitable. Cette peur profonde et souvent panique devant

    un avenir incertain de même qu’une vision profondément pessimiste du

    monde, qui lui est liée, sont faciles à saisir.

    Et pourtant, nous chrétiens ne devons pas nous abandonner à cette peur

    qui paralyse; car en hommes de foi nous savons qu’en tout temps et à toutes

    les étapes de l’évolution du monde et de son histoire, nous sommes dans la

    main de Dieu, parce qu’il nous aime sans se lasser. Son amour dépasse le

    temps et il est plus fort que toutes les puissances et les formes de

    violence.

    Les sentiments dans lesquels nous chrétiens nous devons commencer cette

    nouvelle décennie, vraiment importante, sont exprimés dans la bénédiction

    finale de l’Eucharistie du Jour de l’an :

    Bénédiction solennelle pour l’eucharistie du Jour de l’An

    C’est Dieu qui est la source de toute bénédiction.

    Qu’il vous entoure de sa grâce

    et vous garde en elle tout au long de cette année.

    AMEN

    Qu’il nourisse en vous la foi implantée par le Christ,

    qu’il entretienne en vous l’espérance du Christ,

    qu’il vous ouvre à la patience et à la charité du Christ.

    AMEN

    Que l’Esprit de paix vous accompagne partout,

    qu’il vous obtienne ce que vous demanderez

    et vous achemine vers le bonheur sans fin.

    AMEN

    "Dieu, notre Père...,

    garde-nous dans la vraie foi

    une ferme espérance

    et la patience d’une charité inébranlable".

    Nous ne devons pas entrer dans la nouvelle décennie avec paniqués et avec

    peur, mais :

    Nous voulons nous efforcer, sur ce chemin, de "conserver la vraie foi"

    et d’acquérir une foi vivante. Dieu est le Père de tout croyant qui professe la même foi que nous et nous sommes plongés dans son amour. Une foi

    qui est "droite" est une foi orientée par la Parole de Dieu et la saine

    doctrine, une foi qui dans la sincérité cherche la réponse aux questions

    pressantes de l’homme de notre temps et les trouve.

    Tous nous faisons aujourd’hui la douloureuse expérience qu’une telle foi

    n’est plus aussi naturelle qu’avant, ni vécue comme avant. Elle est remise

    en question de diverses façons. C’est pourquoi nous sommes provoqués à la

    persévérance et à la fidélité. Dieu ne veut pas nous épargner avant tout

    les difficultés de la foi. Mais nous devons et nous pouvons l’implorer pour

    qu’il nous donne la force de toujours mieux exposer la foi afin que nous

    soyons encore plus profondément enracinés en elle.

    Une telle foi nous offre "une espérance ferme". C’est vrai : beaucoup

    d’événements et d’incidents du monde pourraient nous ravir l’espérance et

    la confiance. Mais si nous restons intérieurement unis à Dieu, nous reconnaîtrons et percevrons les dangers, nous aurons peur, mais nous ne nous

    découragerons pas et ne douterons jamais, parce qu’en fin de compte

    notre ferme espérance en Dieu ne pourra pas être ébranlée. Celui qui

    espère toujours et qui dans sa confiance dépasse la peur et le découragement qui paralyse, celui-là est capable d’un amour véritable. Dans la bénédiction finale du Jour de l’An il est question de "la patience d’une

    charité inébranlable". C’est vrai : l’amour demande aujourd’hui une grande

    et infinie patience, dans le mariage, l’éducation et l’accompagnement de

    ceux qui nous sont confiés, dans toutes les entreprises communes, dans

    l’aide à ceux qui en ont besoin et dans toute souffrance. Un amour véritable doit être "inébranlable", c’est-à-dire qu’il ne doit par se laisser

    désécuriser ni égarer par les échecs et les déceptions, qui n’épargnent

    personne.

    Un tel amour, "patient et inébranlable", est partout aujourd’hui au sens

    propre "adapté à la détresse" !

    Entrons avec confiance dans cette nouvelle décennie, la dernière du

    millénaire. Laissons-nous conduire jusqu’au troisième millénaire par la

    joyeuse prière :

    "Dieu, notre Père...,

    garde-nous dans la vraie foi

    dans une ferme espérance

    et dans la patience d’une charité inébranlable".

    Otmar Mäder

    Evêque de Saint-Gall

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