Moscou, 2novembre(APIC) Après le "Bulletin de la communauté chrétienne"
lancé en juillet dernier par Alexandre Ogorodnikov, un autre périodique,
lui aussi dactylographié, parait à Moscou : "VYBOR" (Le choix), "revue
littéraire et philosophique de la culture chrétienne russe". Faute de moyen
de reprographie adéquats, le premier numéro se présente sous forme d’un ensemble de 246 feuillets tapés avec du papier carbone et diffusés de cinq
exemplaires en cinq exemplaires.
Au sommaire de ce premier numéro, des articles de théologie dogmatique
et de philosophie religieuse (Réflexions sur la foi, Le problème du mal, Le
principe de la paternité et le problème des Pères de l’Eglise, Théologie
trinitaire, Le masculin et le féminin dans la vie spirituelle), des
réflexions sur les enjeux du christianisme russe à la veille du millénaire
du bapteme de la Russie, un texte du théologien français Olivier Clément
("Qu’est-ce que l’Eglise orthodoxe?"), un chapitre de son livre "Dialogues
avec le patriarche Athénagoras", un poème, deux récits, une étude de
critique littéraire (L’ame criminelle chez Ostrovski et chez Dostoievski).
Les animateurs de la nouvelle revue sont deux jeunes intellectuels, Gleb
Anistchenko et Victor Aksioutchits. Ce dernier est un philosophe, chassé de
l’Université et travaillant aujourd’hui comme mécanicien. La revue a été
présentée il y a six semaines dans un appartement privé de Moscou, après
une célébration d’action de graces présidée par le Père Dimitri Doudko, à
laquelle assistaient notamment le Père Gleb Yakounine, le diacre Alexandre
Borissov, Alexandre Ogorodnikov et plusieurs autres personnalités.
Les deux animateurs de VYBOR, Gleb Anistchenko et Viktor Aksioutchits
ont fait part des démarches qu’ils ont entreprises pour obtenir l’autorisation officielle de publier la revue, autorisation qui ne leur a pas encore
été accordée, de sorte que ce premier numéro a du paraitre en "samizdat".
Ils ont insisté aussi sur la proposition qu’ils font d’organiser un "rassemblement de la communauté chrétienne" pour "réfléchir ensemble et de façon constructive aux problèmes que pose le millénaire du bapteme de la Russie". "A notre époque de rupture totale de toutes les traditions, lit-on
dans cette revue, il devient urgent de rétablir celles-ci, en leur donnant
des formes nouvelles". Certes, le Patriarcat de Moscou et le Concile local
joueront un role dans les célébrations du millénaire, mais, souligne-t-elle, "l’Eglise orthodoxe russe n’est pas seulement un rassemblement de
hiérarques : c’est l’ensemble de tous ceux qui croient en Christ et qui
témoignent de leur foi dans le cadre des traditions de l’Orthodoxie russe".
(apic/sop/be)