Zurich, 29juillet(APIC) De retour d’un séjour d’une semaine passée en
URSS, une délégation de CSI (Christian Solidarity International), association qui lutte dans le monde pour le respect de la liberté religieuse, a
déclaré que les prisonniers de conscience sont encore nombreux dans ce
pays. Les membres de délégation appuient leurs affirmations sur les déclarations d’hommes politiques de ce pays chargés des affaires de l’Eglise et
des Droits de l’Homme. Certains parmi ceux-ci, contredisant des déclarations publiques de Michael Gorbatchev, ont admis qu’il y avait actuellement
beaucoup de prisonniers de conscience, des chrétiens y compris, dans les
prisons soviétiques.
Yuri Rechetov, responsable de la section des Droits de l’Homme au Ministère des affaires étrangères, a promis à la délégation d’agir dans certains cas. Notamment ceux d’éminents dissidents chrétiens comme Vladimir
Rusak et Vasili Barats.
D’autre part, CSI rapporte que Konstantin Kharchev, président du Conseil
soviétique des affaires religieuses a promis l’importation de 1 millions de
bibles. Un nombre qui vient s’ajouter au 1,2 millions de bibles qui ont été
admises jusque là. Elles seront financées par l’Ouest et distribuées par
les organismes officiels de l’Eglise a précisé CSI. Konstantin Karchev a en
outre invité CSI à envoyer d’autres délégations en Russie pour visiter
l’Eglise et les chrétiens de ce pays.
Monsieur Sukharev, procurateur général, nouvellement nommé à cette fonction, a parlé d’un nouveau projet de loi concernant la religion. Il a relevé qu’une des options considérée était celle de permettre aux objecteurs
de conscience d’effectuer un service alternatif non-militaire. Cette décision, selon CSI, représenterait un pas en avant "révolutionnaire".
La délégation de CSI a en outre rencontré Alexander Ogorodnikov, le Père
Gleb Yakunin, Valeri Senderov et Gallina Barats, dissidents chrétiens, qui
ont tous demandé à ce que la pression sur le gouvernement soviétique soit
maintenue. Le frère Yakunin a insisté sur le fait que le phénomène de
"Glasnost", du point de vue des résultats acquis dans le domaine des Droits
de l’Homme est entièrement dû à la pression constante de l’Ouest.
Pour conclure, Fyodor Burlatsky, président de la commission pour la
Coopération humanitaire et les Droits de l’Homme a confié à la délégation
"Nous regardons sans cesse dans le miroir de notre conscience, cette conscience, c’est l’Ouest...". (apic/bcy)