Moscou, 27juillet(APIC) Emilio Castro, secrétaire général du Conseil oecuménique des Eglises (COE) a dressé mercredi 26 juillet le bilan de la
réunion du Comité central du COE qui s’est tenu à Moscou du 16 au 26 juillet. "Aujourd’hui les responsables des Eglises sont reçus au Kremlin et
peuvent faire entendre leur point de vue, a déclaré Emilio Castro, c’est la
bonne direction et le COE la soutient fermement".
"Pendant des années, le conflit latent entre les Eglises et l’Etat et le
débat idéologique qui l’alimentait ont bloqué toute évolution de la situation dans ce pays. Aujourd’hui nous avons pu nous rencontrer à Moscou", a
souligné le pasteur Castro. Evoquant les grands sujets abordés par le
Comité central, il a rappelé la discussion sur la biotechnologie, la
conférence missionnaire de San Antonio, la réflexion sur les questions de
santé et de guérison, la nouvelle impulsion donnée au Rassemblement mondial
sur "Justice, paix et sauvegarde de la création" (JPSC).
Le pasteur Emilio Castro a également rappelé les divers messages du COE:
le message aux commuanutés chrétiennes de Jérusalem, la déclaration du Comité central sur la situation des Palestiniens dans les Territoires occupés, la déclaration sur le Liban, la lettre aux Eglises de Namibie, etc.
Le secrétaire général du COE s’est, en outre, plu à souligner que ceux
qui avaient prononcé de vives critiques envers le COE dans les années 70
étaient aujourd’hui les premiers à reconnaître le bien fondé de la position
du COE : promouvoir une solidarité active à l’égard de toutes les victimes.
Il a également signalé qu’il s’était tenu informé de la protestation des
catholiques uniates revendiquant la liberté pour leur Eglise.
Le problème de l’Eglise uniate
Il a souligné que le problème n’était pas uniquement soviétique mais que
la question se posait aussi en Pologne et ailleurs encore. Ce délicat problème doit être, selon le pasteur Castro, envisagé à trois niveaux : le niveau politique entre l’URSS et le Vatican; le niveau oecuménique entre
l’Eglise catholique et l’Eglise orthodoxe russe; et le niveau existentiel
qui rejoint la prostestation de ces chrétiens afin de trouver un modus vivendi.
En conclusion, le secrétaire général du COE a souligné la grande
amélioration des rapports entre les Eglises et l’Etat en Union soviétique.
160 églises ont déjà été rendues au culte au cours de ces deux dernières
années en application de la perestroïka. "Nous soutenons la perestroïka, a
déclaré Emilio Castro, mais sans impatience". (apic/bd)