Rome/Bruxelles, 25 avril (APIC/CIP) C’était un "éminent leader spirituel"
et il joua un rôle de premier plan dans les relations entre l’Eglise catholique et la communion anglicane. C’est en ces termes que le pape Jean-Paul
II a salué, dans un télégramme adressé au siège anglican de Canterbury, le
Dr Michael Ramsey, ancien primat de la communion anglicane et décédé le 23
avril à l’âge de 83 ans.
Originaire de Cambridge, ou son père enseignait à l’Université, il y fit
lui-même une bonne partie de ses études, avant d’y enseigner à son tour la
théologie . En 1956, il fut nommé archevêque d’York, le second siège de
l’Eglise anglicane après Canterbury, ou il allait être transféré le 27 juin
1961.
Fidèle aux principes rigoureux de la haute Eglise anglicane, mais ouvert
aux autres traditions, le Dr Ramsey eut un rôle très actif dans le dialogue
oecuménique, et notamment avec l’Eglise catholique.
C’était d’ailleurs un des grands objectifs qui l’ont amené à
entreprendre une série de voyages à travers le monde. Dès 1956, il conduisait la délégation anglicane à une conférence théologique organisée à Moscou en collaboration avec l’Eglise orthodoxe russe. Puis ce furent des
séjours aux Etats-Unis en 1959 et en Afrique en 1960.
Sa première visite à l’extérieur, en tant qu’archevêque de Canterbury,
le mena à New Delhi, ou se tint la troisième assemblée générale du Conseil
oecuménique des Eglises. Il rendit ensuite visite au patriarche de Constantinople à Istanbul, puis au patriarche de l’Eglise orthodoxe russe à Moscou, rencontra des évêques des Eglises épiscopaliennes aux Etats-Unis.
Sa première visite en Belgique remonte à mai 1963, à l’Université catholique de Louvain, ou il était venu donner plusieurs conférences au Cercle
oecuménique sur "la spiritualité chrétienne et le monde moderne". Dix ans
plus tard, il revenait en Belgique pour y rencontrer le cardinal Suenens à
Malines ou, un demi -siècle auparavant, de célébres conversations entre
Lord Halifax et le cardinal Mercier avaient amorcé le premier rapprochement
décisif entre l’Eglise anglicane et l’Eglise catholique depuis la réforme.
Mais une des rencontres les plus marquantes que fit l’ancien archevêque
de Canterbury eut lieu au lendemain du Concile Vatican II. En mars 1966, il
fit en effet son premier voyage à Rome pour s’y entretenir avec le pape
Paul VI. (apic/cip/bd)