Morges: première rencontre oecuménique des groupes de prières du Renouveau
Morges, 10juin(APIC) Plus de 500 personnes se sont déplacées le lundi de
Pentecôte, à Morges, au théatre Beausobre, pour participer à la première
rencontre oecuménique des groupes de prière du Renouveau de Suisse romande.
L’abbé Joseph Beaud et le pasteur Claude Hemes ont saisi l’occasion de rapeler la nécessité de la recherche de l’unité dans l’Eglise: "Comment pourraient-ils croire en Jésus-Christ si nous sommes divisés!"
Les groupes de prière catholiques du Renouveau dans l’Esprit-Saint de
l’Arc lémanique se sont associés à la pastorale protestante "Eglise et Renouveau dans l’Esprit" pour mettre sur pied cette première rencontre oecuménique, après avoir obtenu l’aval des évêques et l’accord du Conseil synodal. Les rencontres précédentes étaient restées uniquement catholiques.
Protestants et catholiques, "nous avons travaillé la main dans la main dès
le début", a précisé Francis Rapin, membre de l’organisation.
Recueillement, prière et émotion. Voilà le résultat de cette collaboration. Les chants et les louanges à la gloire de Dieu n’ont cessé de rythmer
chaque instant de la journée, emportant doucement les pèlerins dans cette
atmosphère exaltée et rassurante, où rien ne semble vouloir détruire l’harmonie, la paix et l’amour.
L’abbé Joseph Beaud devait cependant mettre les participants en garde:
"Tous, nous sommes prédisposés à devenir sectaires." La tentation est grande en effet d’enchaîner Dieu dans les filets de nos propres limites et de
croire que nous comprenons le Saint-Esprit mieux que quiconque. Pour être
les témoins de Jésus-Christ, nous devons être unis, dans la prière, a-t-il
rappelé.
Les voeux du pasteur Claude Hemes n’étaient guère différents: "Nous cachons nos blessures sous le masque de notre propre fierté, alors que c’est
ensemble, dans la prière collective, que nous devons nous adandonner à
Dieu". La repentance seule, cette attitude de pauvreté et d’humilité, peut
ouvrir les portes de nos ’pièces obscures’, et y faire pénétrer l’amour de
Dieu. Il est nécessaire et bon de reconnaître notre droit à l’incompétence,
a-t-il conclu. (apic/frc/mp)